Silicon Valley, la nouvelle bombe made in HBO.

Silicon Valley, la nouvelle bombe made in HBO.

Alors qu’HBO a d’ores et déjà marqué l’année audiovisuelle grâce notamment à son anthologie True Detective (unanimement reconnu comme un chef d’œuvre) et à la nouvelle saison de Game of Thrones, en train de s’ériger au rang de phénomène de société (et qui semble connaitre un regain de qualité significatif), une autre série de la chaine cablée, lancée cette année a fait son petit bout de chemin dans le large paysage des comédies Américaines.

Cette série, c’est Silicon Valley. Comme son nom l’indique, elle prend place dans le célèbre pôle des industries de pointe situé en Californie. L’histoire, c’est celle de Richard Hendrick, programmeur de Palo Alto qui après avoir découvert une innovation majeure en matière de compression de fichier (on vous passera les détails..) va à l’aide de quelques amis chercher à se faire une place dans l’univers difficile des start-ups Californiennes, après avoir refusé une offre mirobolante d’un milliardaire local, qui deviendra son plus féroce concurrent.

La série, en plus d’être drôle, est réellement passionnante. Elle se révèle extrêmement documentée à la fois sur la programmation (il y a énormément de termes techniques) mais aussi sur le monde à part entière dont elle traite. On sera captivé par l’ascension de cette équipe de bras cassé malgré tout douée et leur découverte des règles et des réalités de ce monde, qu’ils ont le talent pour conquérir mais pas les capacités d’entrepreneurs nécessaires. Cette charmante équipe de loser s’avère très attachante, et on sent que les scénaristes de la série s’amusent des clichés sur les Geeks et autres Nerd plutôt que de nous les balancer à la figure de manière pas très fine. (On pense très fort à d’autres sitcoms.) Pour le créateur de la série, Mike Judge, ce récit a une certaine valeur autobiographique et cela se voit : Il aime réellement ses personnages, et rend hommage à cette culture plutôt qu’il ne la moque. Chacun des personnages est d’ailleurs brillamment interprété par des acteurs tous très drôles, du regretté Christopher Evan Welch à la révélation T.J Miller, au sommet.

L’humour, c’est bien entendu le principal atout du show, qui dispose d’une écriture aux petits oignons. Celui-ci reste accessible, malgré quelques blagues face auxquelles il faudra bien sûr être plutôt aguerri pour en saisir toute la subtilité. On alterne entre situations loufoques, blagues un peu grasouillettes et cet humour grinçant illustrant un véritable propos, sur une industrie des hautes technologies qui s’apparentent énormément à une machine à rêve implacable. D’un pilote impeccable, à un season final déjà totalement culte la série ne baisse jamais de rythme, au contraire même, on est face à une véritable montée en puissance qui annonce du bon pour la suite. En effet, face aux audiences tout à fait satisfaisantes (avec par exemple un pilote qui a réunis 2 millions de téléspectateur un record pour une comédie sur HBO), la série a été renouvelé pour une saison 2 après seulement 3 épisodes. On souhaite une longue vie à Silicon Valley, qui n’a pas fini de nous livrer tous ses tenants et aboutissants.