Joan Cornella, le 9ème art au service de l’absurde

Joan Cornella, le 9ème art au service de l’absurde

Il y a de ces artistes dont on se souvient du premier contact qu’on a eu avec leur œuvre. Un livre, un poème ou une peinture qui marque, par l’univers profondément original qu’il ou elle donne à explorer. Les illustrations de Joan Cornella font partie de cette espèce rare, celle des réalisations assez indescriptibles, ne laissant jamais indifférent et appelant toujours à la réflexion. Quelle que soit son étendue.

Joan Cornella est un dessinateur espagnol, connu principalement sur internet (surtout via les réseaux sociaux, comme Twitter ou Facebook) pour ses bandes dessinées, souvent en six cases à la fois drôles, colorées, mais surtout profondément cyniques, et parfois dérangeantes. Avec Cornella, nous sommes face à un univers où absurde, violence, trash s’entremêlent à la faveur d’une imagerie particulière, évoquant étrangement, bienveillance et bonne humeur. Ses personnages sourient toujours, même face à la mort. Selon l’auteur ibérique, ce sont « des automates. Le genre d’automates que vous voyez dans les pubs ou à la tv. »

De ce curieux alliage, émerge un résultat complètement fou, à l’image de son auteur, qui estime que son art le reflète «lui et toutes les conneries qu’il raconte».

Ma grand-mère m’a violé avec un vieux parapluie quand j’avais 6 ans. Depuis, je ne peux coucher qu’avec des filles déguisées en parapluie, et c’est si dur de trouver un bon déguisement de parapluie.” raconte l’intéressé, quand un journaliste d’art paradises l’interroge sur sa vie sexuelle, étant donné que le sexe reste un des thèmes centraux de ses étranges bandes dessinées.

Prenez le temps d’explorer l’univers fou de Joan Cornella, que vous retrouverez sur son blog, on encore sa page facebook, comptant déjà plus de 3 720 000 de j’aime.

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