Rétrospective sportive de l’année 2016

Rétrospective sportive de l’année 2016

Clap de fin pour 2016. À l’heure où chacun fait le bilan de l’année et se lance dans la recherche de bonnes résolutions, on a juste le temps de se replonger dans ce et ceux qui ont fait 2016. Rétrospective d’une année sportive riche en émotions.

En ce début d’année 2016, l’hiver s’est déjà bien installé sur tout le pays. Le Paris-Saint-Germain est déjà leader du championnat de Ligue 1 qu’il remportera quelques matchs plus tard. En attendant, d’autres s’illustrent. Le ski français ne patine pas, il glisse sur la neige à la poursuite de titres à l’image de Jean-Frédéric Chapuis, Alexis Pinturault, Marie Dorin et de l’incontournable Martin Fourcade et ses quatre titres mondiaux. Neige ou sable, tout roule pour le sport tricolore : nouvelle victoire de Stéphane Peterhansel sur le rallye Dakar.

Février arrive et avec lui le Tournoi des VI Nations. Nouveau sélectionneur, nouvelle équipe – ou presque ; du beau jeu, de bonnes intentions, de beaux mouvements. Malgré cela, le XV de France concocté par Guy Novès se place à la quatrième place d’une compétition remportée par les Anglais.

Le temps s’écoule, l’année avance, les premiers bourgeons pointent leur nez. La fraicheur se fait encore ressentir, mais les stades se remplissent à nouveau après la période hivernale, les bords de route s’animent doucement. Les courses d’un jour font leur grand retour. Tour des Flandres pour Peter Sagan, Paris-Roubaix pour Mathew Heyman, Liège-Bastogne-Liège pour Wout Poels.

Les premières chaleurs de l’année arrivent, les fins de championnats aussi, les finales approchent. À croire que la saison qui s’est écoulée rime avec Paris, vainqueur du championnat de volley-ball, de handball et de football : le PSG remporte trois nouveaux titres. Mais la Ligue des Champions reste espagnole avec une onzième coupe pour le Real Madrid. En Basket, l’ASVEL (Villeurbanne) remporte un nouveau titre, Cleveland son premier en NBA. En Rugby, rien ne semble arrêter le Racing 92 dans sa quête d’un doublé historique. Et pourtant les Anglais sont bien trop forts cette année, et c’est le Saracens (Londres) qui remporte la coupe d’Europe. Avec le Brennus qui reste en terres parisiennes, le club français a de quoi se réconforter. Et de passer de meilleures vacances.

L’été approche. Enfin si l’on en croit les dates du calendrier parce que sur Terre c’est bien différent. Un Giro d’Italie sous la neige en plein mois de juin, de quoi se rhabiller pour l’été. Et d’offrir une course mouvementée où Vincenzo Nibali s’empare de la tunique rose la veille de l’arrivée. Sans oublier qu’en France, le soleil n’a pas trop envie de percer, laissant la pluie s’emparer du ciel comme s’est emparé du trophée Novak Djokovic. Le numéro 1 mondial remporte ainsi son premier Roland Garros, et assoie sa domination avec quatre titres du grand Chelem. Côté français, seul Richard Gasquet s’est hissé jusqu’aux quarts de finale. Coté dames, le double tricolore l’emporte ; quand en simple Garbiñe Muguruza gagne le titre face à Serena Williams.

Un été placé sous le signe de deux événements majeurs

Malgré le mauvais temps, les compétions s’enchaînent, les prépas pour les Jeux Olympiques aussi. Natation, escrime, boxe, cyclisme, athlétisme … tous semblent prêts pour août.

Avant cela, le ballon rond a rendez-vous avec la France. Tout un pays se prépare à vivre au rythme de l’Euro, l’événement de l’année en France. L’équipe de France débute bien sa compétition, sort en tête de sa poule, laisse le suspense s’emparer de ses supporters face à l’Irlande quand elle n’en laisse aucun face aux Islandais. L’Islande qui a montré qu’une petite nation pour chatouiller les plus grandes. Comme un remake de Coupe du Monde, la France croise à nouveau l’Allemagne sur sa route. Mais cette fois-ci, c’est la France qui gagne à la fin. Les portes de la finale s’ouvrent enfin. Tout un pays se prête à rêver. Chacun se voit déjà champion d’Europe … c’est sans compter sur le Portugal et un Cristiano Ronaldo transcendé, sur le banc. Une prolongation, un but, c’est ainsi que le Portugal est sacré champion d’Europe. Une triste fin pour tout un pays si heureux le temps d’une compétition.

Pendant ce temps-là, le Tour de France s’élance dans l’ombre de l’Euro. Une course sans réel suspense marquée de quelques attaques vite avortées par les concurrents de Chris Froome, une nouvelle fois vainqueur. Les Français ont tenté, essayé, seul Romain Bardet a concrétisé, à l’instinct, un vendredi 22 juillet.

Un peu de repos, un peu de vacances, et c’est reparti. Cette fois, rendez-vous à Rio pour les Jeux Olympiques. La compétition débute, mais les Français sont à la traîne. Difficile de croire qu’un record de médaille soit possible. Et pourtant, c’est bien 42 médailles que les Tricolores ont ramené dans leurs valises. Malgré les déceptions en cyclisme et en natation, d’autres disciplines ont ravivé la flamme tricolore. C’est alors que l’équitation s’est illustrée tout comme le canoë-kayak. Teddy Riner a répondu présent, le voilà de nouveau champion olympique de judo. Un judo médaillé de bronze, d’argent et d’or. L’escrime s’est montrée persévérant. L’aviron n’est pas en reste. Tout comme le tir à l’arc, le tir, le taekwondo, le pentathlon moderne, la voile. L’athlétisme est aussi rentré paré de médailles comme le handball, la boxe et son couple en or. Sinon, les Etats-Unis ont dominé au basket-ball et marqué la gymnastique de leur empreinte avec Simone Biles. Andy Murray a retrouvé l’or qu’il détenait en tennis. Les Fidji ont remporté le premier titre en rugby à VII. Neymar a, quant à lui, réconcilié tout un pays avec ce titre olympique. Un titre olympique, c’est marquer l’histoire, c’est réaliser son rêve. Un doublé, c’est deux fois plus d’émotions. Quant est-il d’un troisième titre ? C’est être une légende nommé Usain Bolt, star de ces jeux riches en émotion et en couleur.

Le retour des championnats

L’été indien s’invite, un été prolongé sur tout le pays. Les températures restent élevées, un air du Brésil plane encore. Les Jeux Paralympiques débutent. Les athlètes tricolores ramènent 28 médailles. Alors qu’en Espagne, Nairo Quintana remporte la Vuelta, les différents championnats reprennent progressivement. Quand ceux automobiles se terminent : Sébastien Ogier vainqueur en WRC, Marc Marquez en moto GP et Nico Rosberg en Formule 1.

L’année se termine bientôt. Elle laisse juste le temps à Peter Sagan d’être sacré une nouvelle fois champion du monde de cyclisme sur route. Et aux Françaises d’échouer en finale de Fed Cup. Juste le temps aussi pour l’équipe de France de bien se lancer dans les qualifications pour le mondial de football. Et aux rugbymen de montrer qu’ils y sont presque face aux grandes nations.

L’année se finit dans quelques heures. Les pages se tournent une à une au fil des saisons, laissant les sportifs entrer dans l’histoire, devenir des légendes. Certains ont d’ailleurs quitté ce monde : les Pays-Bas ont pleuré leur idole, Johan Cruyff. Le rugby a dit adieu à Anthony Foley. Et la boxe a perdu un mythe : Muhammad Ali.

L’année 2016 aura donc été riche en émotions marqué par l’Euro et les JO. De cette année, on retiendra ainsi des images, des faits. On retiendra que la FIFA s’est choisi un nouveau président (Gianni Infantino) tout comme la FFR avec Bernard Laporte. On se souviendra aussi d’un Arnaud Démarre victorieux sur Milan-San Remo. On se rappellera que le patinage français a trouvé son couple en or. On se remémora le dernier match de Zlatan avec le club parisien. On n’oubliera pas non plus le cœur fait main de Djoko sur la terre battue. Et on se souviendra avec sourire d’un maillot jaune en train de gravir le Mont Ventoux à pieds. Et avec peine des larmes de Renaud Lavillenie. On se souviendra aussi que le tour du monde s’effectue un moins de 50 jours grâce à Thomas Coville. Enfin, on retiendra que le football reste fédérateur. Et que la ferveur de tout un peuple est parfois plus belle qu’une médaille. Rien de mieux qu’un clapping islandais qui a marqué l’Euro.

L’hiver est de retour, l’année se conclut. Les pages du livre 2016 vont se refermer pour laisser celles de 2017 s’ouvrir. Ainsi, le handball écrira lui aussi son histoire en début janvier. Les championnats encore incertains aussi. Et les sportifs continueront par tous les temps qu’importe la saison. Parce qu’une année se termine, une autre arrive mais les légendes restent, quoi qu’il arrive.

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