Massy en route pour la PRO D2

Massy en route pour la PRO D2

Au loin, on entend encore les cris de joie et la musique retentir. La fête bat son plein dans la bodega. La simplicité est de mise, la bonne humeur de rigueur, le sourire habille les visages de chacun. La bière coule à flot. Le clapping se joint à la fête. Les joueurs scandent « campeon » à maintes reprises en brandissant le trophée. Ils s’allient aux supporters et autres amateurs de rugby pour chanter, danser, partager ce moment. Pour célébrer ce titre tout simplement. Un titre de champion de Fédérale 1 célébré une semaine avant la clôture des phases régulières. Car Massy a validé son ticket d’accession bien avant la dernière journée.

C’est sous un soleil de plomb que le coup de sifflet final retentit. À cet instant, les joueurs exultent. Rejoints de sitôt par quelques supporters sur le terrain pour féliciter ces joueurs qu’ils ont soutenus toute une saison. Et qui n’ont jamais cessé de croire à la montée en Pro D2 aujourd’hui acquise. Quelques minutes plus tard, les Massicois soulèvent le trophée tout sourire. Un trophée mérité au vu du dernier match à domicile.

Samedi 25 mars, Stade Jules Ladoumègue, Massy. Il est 16h quand les espoirs laissent la place aux professionnels. Une rencontre sans grand enjeu mais prometteuse en jeu. Massy démarre sur les chapeaux de roue. Et offre une entame de match digne d’un champion. Après seulement quatre minutes de jeu, et une percée du talonneur Massicois, le RCME vient planter le décor d’une rencontre à sens unique. Ainsi que son premier essai offert par Clément Ancely. Les Noirs et Bleus profitent ensuite des échecs répétés de l’arrière Limougeaud face aux poteaux pour prendre un peu plus d’avance. Un quart d’heure de jeu et déjà 12-0 pour les locaux après un essai du capitaine Christophe Desassis. Pendant ce temps-là, la buvette a fait le plein. Car c’est déjà l’heure de la mi-temps. Une pause, histoire de se rafraichir, et pour les Massicois de rentrer au vestiaire avec le bonus offensif déjà en poche. Profitant de l’indiscipline de Limoges, Massy conclut la première période avec deux nouveaux essais par l’intermédiaire de son demi de mêlée Grégory Coudol imité par son talonneur Youri Delhommel.

En deuxième mit-temps Massy creuse l’écart

De retour des vestiaires, les rugbymen franciliens creusent encore un peu l’écart. Un cinquième essai est inscrit après deux minutes de jeu. Suivi deux minutes plus tard d’un sixième signé Geoffrey Sella. Déjà 47-10 en faveur des locaux en à peine dix minutes. Les Massicois sont en roue libre, rien ne les arrête. Ils déroulent leur jeu. L’heure des premiers changements arrive, l’heure des adieux aussi pour certains. Dès lors, les visiteurs se sont remobilisés. Ils marquent même. Mais Massy est appliqué en défense laissant peu de place à ses adversaires pour pénétrer dans la zone d’en-but.

Plus physiques, les limougeauds n’abdiquent pas. Armés de patience aussi, car tout vient à celui qui sait attendre, Limoges finit par traverser le rempart dressé par Massy : deux essais au bout. Puis, Massy repart à l’assaut. Après une mêlée au cœur du terrain, les arrières finissent le travail pour aplatir de nouveau dans l’en-but adverse. Pour conclure, les essonniens inscrivent un neuvième essai. À un quart d’heure de la fin, le RCME mène 59 à 17. C’est alors que les joueurs de Massy deviennent plus agressifs sur les placages. Très bons défensivement avec la tête déjà dans les étoiles. Et un pied un Pro D2. Il reste tout juste le temps pour leurs adversaires de signer un dernier baroud d’honneur. Et un ultime essai à la clé. Et puis, l’euphorie s’empare des massicois réunis sur le carré vert pour célébrer leur victoire. Et par la même occasion leur titre.

Malgré des supporters venus en nombre (2 813 spectateurs), l’ambiance dans les tribunes a eu du mal à s’implanter autour d’une rencontre où le beau jeu était de la partie. Et douze essais au total. Le club de l’Essonne conclut ainsi une très belle saison avec 14 matches remportés.

Massy inscrit de nouveau son nom au palmarès de la Fédérale 1. En route alors pour la Pro D2. Et pourquoi pas, y rester cette fois-ci. L’équipe allie jeunesse et expérience, la clé probablement d’une belle saison à venir.

Crédit photo : Audrey Solgadi