L’équipe de France valide son billet pour le Mondial 2018 en Russie !

L’équipe de France valide son billet pour le Mondial 2018 en Russie !

Qualifié ! Hier soir au Stade de France, les Bleus sont venus à bout de la Biélorussie (2-1) sans pour autant se rassurer pour la suite. Au terme d’un match poussif, l’Équipe de France a assuré sa qualification directe pour la coupe du monde 2018 qui débutera en juin prochain en Russie.

Une rencontre à enjeu

Devant leurs supporters, les hommes de Didier Deschamps n’avaient pas le droit à l’erreur hier soir. Talonnés de près par la Suède, à seulement un point derrière, les Bleus devaient impérativement l’emporter face aux Biélorusses s’ils voulaient terminer premiers du groupe A. Ce dernier match de la phase de qualification s’annonçait déjà décisif, puisqu’il allait déterminer la position de la France lors du tirage au sort du Mondial, qui se tiendra le 1er décembre prochain à Moscou.

En venant à bout d’une équipe de Biélorussie regroupée et combattive, l’Equipe de France s’est assurée de terminer première de son groupe et de figurer parmi les têtes de série du chapeau 1. À ce bon résultat s’ajoute la défaite de la Suède face aux Pays-Bas (0-2), qui permet aux Bleus d’éviter la seconde place du groupe, synonyme de barrages. Les Tricolores peuvent désormais pleinement se concentrer sur le grand rendez-vous de l’été prochain et débuter leur préparation finale. Cela commencera par un match amical de prestige contre la Mannschaft de Joachim Löw le 14 novembre prochain à Cologne.

Qualifiés sans briller

Ce qui importait aux Bleus, c’était la victoire et la qualification directe. Ils ont rempli leur objectif, mais sans la manière. La rencontre fut à l’image de l’ensemble de leur phase de groupe : poussive, voire inquiétante sur certains aspects. Les Bleus ont mis un moment avant de rentrer dans leur match, et la frappe de Korzun (10′) ratant de peu le cadre d’Hugo Lloris sonna l’alerte. La première occasion française, une tête du défenseur Raphaël Varane (18′), fut très vite suivie d’une tête d’Olivier Giroud sur la barre transversale deux minutes plus tard. L’absence de N’Golo Kanté s’est vite faite ressentir au milieu de terrain : peu inspirés, les Bleus ont peiné à conserver le ballon et à utiliser efficacement les espaces face à des Biélorusses revêches.

L’ouverture du score est finalement arrivée avec une frappe d’Antoine Griezmann, servi par Blaise Matuidi (27′). Quelques minutes plus tard, Olivier Giroud ne se fit pas prier pour doubler le score avec un but plein d’opportunisme (33′). Mais le but de la Biélorussie juste avant la mi-temps (44′) refroidit un Stade de France qui commençait à s’enflammer et rappela aux Bleus qu’il fallait rester prudents et concentrés jusqu’au bout.

La seconde période ne vit aucun filet trembler et ne rassura pas vraiment sur la maîtrise collective de l’Equipe de France. Souvent maladroits et affichant des lacunes collectives surprenantes, les hommes de Didier Deschamps ont joué à se faire peur dans un match capital où il fallait être davantage tranchant et ne laisser aucune ouverture à l’adversaire. L’entrée du prodige M’bappé (61′), ovationné par le Stade de France, n’y changea rien : les Biélorusses ont menacé la cage du portier français jusqu’au coup de sifflet final, sans jamais parvenir à la franchir. Les dix dernières minutes furent interminables, et lorsque le résultat fut enfin acquis, le Stade de France exulta. Aussitôt, les supporters ont commencé à entonner « On est en Russie ! » dans toute l’enceinte.

Les choix de Didier Deschamps inquiètent

Le sélectionneur l’a souvent répété, le résultat primait sur la manière, et l’objectif était avant tout de se qualifier pour le Mondial russe. C’est maintenant chose faite, et à huit mois du début de la grande messe du football, de nombreuses interrogations émergent, dont la suivante : la méthode Deschamps est-elle encore la bonne ? Sélectionneur français le plus victorieux avec 42 victoires en 68 matchs depuis 2012, « Dédé » se trouve néanmoins depuis quelques temps sous le feu des critiques, la faute à des choix parfois discutables.

Dans ses dernières listes de joueurs, il a en effet affiché un certain conservatisme en s’obstinant à convoquer des anciens qui ne font pas l’unanimité et à laisser sur la touche de jeunes joueurs affichant une belle forme physique, comme Anthony Martial. De plus, la question de la sélection de Karim Benzema, très performant au Real Madrid, plane toujours en fond. Le président de la FFF Noël Le Graët a déjà assuré qu’il était « toujours sélectionnable ». En vue du Mondial, Deschamps va être amené à effectuer des choix cruciaux pour permettre à la France d’aller loin dans la compétition. Espérons que cela soit les bons.