Le luxe : vers une nouvelle éthique ?

Le luxe : vers une nouvelle éthique ?

La maison italienne Gucci a annoncé il y a deux semaines la fin de la production de fourrure animale à compter de la collection printemps-été 2018. Un tournant pour la marque qui a pourtant enregistré une hausse record de son chiffre d’affaire.

Sous la direction artistique d’Alessandro Michele, la griffe appartenant au géant du luxe Kering opte pour une nouvelle politique de développement durable et de respect de l’environnement. « Cette évolution démontre l’engagement absolu à faire du développement durable un élément indissociable de notre activité » déclare Marco Bizzarri, président de la marque.

Les produits en fourrure animale restants, seront quant à eux mis aux enchères. Les fonds récoltés seront versés à deux organisations de défense des droits des animaux à savoir Humane Society International et LAV. Mais Gucci n’est pas la seule à opter pour une production plus respectueuse, d’autres marques telles que Stella McCartney ou encore Armani se sont lancées le défi il y a quelques années…

Une initiative dans l’air du temps ?

Cette nouvelle tendance du véganisme prônant le refus catégorique d’exploitation animale connaît un franc succès auprès d’un large public. Ainsi l’annonce de la maison italienne est-elle une mesure mise en place par réel soucis éthique ou fait-elle l’objet d’une stratégie marketing aux apparences écologiques ? N’y aurait-il pas une volonté de booster les ventes en ciblant un public encore plus large ? Troquer la fourrure animale contre de la fourrure synthétique, à en croire Gucci et les autres marques, serait donc bien plus qu’un simple choix… Une nouvelle éthique.

crédit photo : Défilé Gucci autome-hiver 2016/2017

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