Manifestation contre l’esclavage en Libye, entre indignés et pro-Khadafi

Manifestation contre l’esclavage en Libye, entre indignés et pro-Khadafi

Ce samedi 25 novembre 2017, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans rues de Paris pour dénoncer l’esclavage de migrants en provenance de l’Afrique subsaharienne, qui sévit en Libye.

Quelques jours auparavant, la CNN dévoilait un reportage montrant une vente aux enchères de migrants, qui a entraîné depuis plusieurs vagues de mobilisation notamment en France. Près de 300 manifestants se sont donnés rendez-vous hier sur l’esplanade des Invalides pour donner suite à l’appel lancé par la Brigade Anti-Négrophobie (BAN).

La Brigade Anti-Négrophie est à l’origine de l’appel à la manifestation en France, ce samedi 25 novembre. Ce collectif réunit des militants radicaux antiracistes et lutte contre la négrophobie ou « racisme anti-noir », qu’il dit être une arme néocoloniale d’aliénation et de destruction massive.

 

Selon l’AFP, les manifestants étaient autour de 300 ce samedi.

 

 

Plusieurs discours se succèdent, la foule est attentive et répond par des slogans.

 

« La Libye criminelle, la France complice » scande la foule.

 

Une des rares pancartes présentes durant la marche : « ici en France, là-bas en Libye ».

 

Des manifestants, le point levé, lors de la marche contre l’esclavage en Libye.

 

Avec le slogan de la foule « sans nous, y a rien ! », cet homme rappelle que l’Europe dépend de l’Afrique pour l’accès aux ressources.

 

Le cortège bloque le trafic pendant plusieurs minutes au Pont de l’Alma.

 

Une des dernière pause du cortège, devant la tour Eiffel.

 

À la fin de la marche, le Comité de Révolution International rejoint le cortège. Ils œuvrent au nom de la liberté et de la souveraineté des peuples opprimés, ils veulent en découdre avec le néo-impérialisme occidental et donner aux peuples le droit à l’auto-détermination sans ingérence étrangère.

 

Grands perdants de la révolution de 2011, les pro-Kadhafi ne disposent pas de réel pouvoir militaire face aux milices surarmées de Misrata ou Benghazi. Les partisans «verts» sont aussi entre 15.000 et 20.000 à vivre en dehors de la Libye.

 

Photos prises par Clémentine Bonnet