Brandon’s Stories : portrait d’un Youtubeur … plein d’Histoire(s)

Brandon’s Stories : portrait d’un Youtubeur … plein d’Histoire(s)

Aujourd’hui, lumière sur Brandon Waret, jeune étudiant en lettres modernes à paris III, Youtubeur d’histoire  avec sa chaîne “Brandon’s Stories” et ambassadeur du salon “Histoire de lire”.

S’il désire à l’avenir travailler à la télévision et présenter ses propres émissions, Brandon Waret est également Youtubeur. Sa chaîne est consacrée à sa grande passion, l’histoire. Un domaine tout particulièrement mis à l’honneur à Versailles le weekend du 25 et 26 novembre, à travers le salon « Histoire de lire ».

L’Intello geek de YouTube

Brandon Waret est un phénomène à lui tout seul : il sait conjuguer jean slim déchiré et roi de France, est passé plus jeune du centre de formation du Paris Saint-Germain aux plateaux des grands jeux télévisés, et ne boit pas une goutte d’alcool. Mais son grand dada, c’est l’Histoire. Passionné par le patrimoine français, il a lancé voilà un an sa chaîne Youtube, «Brandon’s Stories ».

 

Avec à ce jour 7 277 abonnés et quelques 127 835 vues au total, le jeune homme n’a pas à rougir de son travail. De ses premières vidéos de 4 minutes diffusées sur Facebook, il est passé aujourd’hui à des vidéos de 12 à 15 minutes, avec musique et voix-off, aidé d’un ancien de France Télévisions qui le suit dans les quatre coins de la France. Et la recette est efficace : certains journaux sont même allés jusqu’à le surnommer « le petit Stéphane Bern ». Un sacré compliment pour celui qui définit son travail comme un mélange entre « Secrets d’Histoire » et « C’est pas sorcier ».

« Je suis perfectionniste, ambitieux et passionné »

Au grand dam de sa mère, qui aurait voulu le voir médecin, Brandon se lance dans une licence de cinéma et des études de sciences politiques. Il choisit ensuite de se tourner vers un master de lettres modernes à la Sorbonne Nouvelle Paris 3. « Je voulais m’arrêter à bac +2, mais c’est plus crédible d’avoir cinq ans d’études derrière soi aujourd’hui. Et un master de lettres me semblait très noble pour clôturer tout ça ! ».

Le rythme est très soutenu, entre le mémoire qui approche, les événements auxquels il participe et sa chaîne Youtube qu’il faut animer. Son défi jusque-là ? Une vidéo toutes les deux semaines, avec tout ce que cela incombe : documentation, tournage sur plusieurs jours et montage. « Pour douze minutes de vidéo, il y a douze heures de rush en amont. Et comme je suis très perfectionniste, je tiens à vérifier tous les détails ». A raison de trois ou quatre heures de sommeil par nuit, la seule chose qui semble lui manquer, c’est le temps. Car l’envie, elle, est toujours là.

Le public est son principal moteur. Avec la confrontation directe et la diversité de spectateurs qu’offre Internet, s’améliorer est un objectif de chaque instant. « Une critique vaut mieux que dix bons commentaires. Quand j’ai commencé, je me disais qu’il fallait que je fasse « jeune », que je m’habille assez décontracté … Je me suis vite rendu compte que lier jeunesse et Histoire était plus difficile que ça ». Place aux chemises et aux plus gros moyens pour ainsi gagner en sérieux et asseoir sa légitimité.