Vers un « parcours citoyen » pour les jeunes ?

Vers un « parcours citoyen » pour les jeunes ?

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron: instaurer lors de son quinquennat un « service nationale » obligatoire et universel d’un mois. Il semblerait cependant que le chef de l’Etat fasse marche arrière en raison d’un coût trop élevé. L’option d’un « parcours civique » destiné aux 10-16 ans serait à l’étude pour le remplacer.

21 ans après la décision de Jacques Chirac d’enterrer le service militaire, Emmanuel Macron avait relancé l’idée de le ressusciter lors de la campagne présidentielle, via l’instauration d’un « Service National ».

D’un projet de “Service National” à celui d’un “Parcours Civique”

Sa promesse : un service d’un mois, adressé aux jeunes de 18 à 21 ans, soit près de 600 000 jeunes sur une classe d’âge. Cependant, ce projet de « cohésion républicaine » semble tomber à l’eau. La raison ? Un coût bien trop important pour le budget de l’Etat. Alors candidat, Emmanuel Macron avait anticipé un coût compris entre 15 et 20 Milliards d’euros pour les installations, puis 2 à 3 Milliards d’euros par an pour le fonctionnement.

Le service national initialement prévu devrait donc être remplacé par un « parcours civique » organisé en milieu scolaire. L’avantage de ce système : un coût moindre et des programmes préexistants déjà dans l’enseignement. Un rapport sur cette piste va être établi et sera rendu public à la fin du mois par les députés en charge du dossier.

Un parcours en trois étapes pour les 10-16 ans

Ce parcours civique s’adressant non plus aux 18-21 ans mais aux 10-16 ans se dessine en trois étapes. D’abord, une semaine serait consacrée chaque année du collège à la défense et à la sécurité. Cette formation, organisée à la manière d’un stage, aurait lieu dans les établissements scolaires, sous l’encadrement d’enseignants et de volontaires du service civique.

La seconde étape, organisée en seconde, prendrait la forme d’une semaine d’immersion dans une association caritative, à la manière d’un stage de troisième. Cette étape aurait pour objectif de développer les valeurs fraternelles et favoriser la mixité sociale.

La fin de ce « parcours civique » se solderait par la remise d’un « passeport civique » permettant aux jeunes qui le souhaitent de poursuivre leur engagement après leurs 16 ans. Il donnerait également d’autres avantages dont un accès simplifié et moins cher au permis de conduire.

crédit photo : Le Figaro