What’s up Parcoursup ?

What’s up Parcoursup ?

Jeudi 1er février a eu lieu la première manifestation contre les réformes de l’université et du bac. A Paris, 2 400 personnes ont battu le pavé pour protester. Ils sont contre ce qu’ils décrivent comme une « sélection déguisée » à l’entrée de l’université.

Nous avons tous connu APB et ses méandres. Certains en ont fait des cauchemars, tandis que d’autres l’ont appréhendé avec sérénité. Pour connaître la nature de la réforme, rendez-vous ici.

Parcoursup : une plateforme (d’)attendu(e)

Désormais, les lycéens font face à Parcoursup, une refonte du système APB qui avait suscité des vagues de protestations année après année. On lui reprochait la mise en place d’une sélection par tirage au sort et l’absence d’affectation de certains élèves. Par conséquent, Parcoursup doit répondre aux demandes des lycéens et des universités. La décision a été de remplacer le tirage au sort par des « attendus ». Ce sont des pré-requis définis au niveau national pour chaque filière que chaque université pourra compléter.

L’étendard de la méritocratie

Certaines universités n’ont pas hésité à compléter ces attendus. Au contraire, d’autres y ont vu l’installation à peine assumée de la méritocratie au sein des facultés. L’université Panthéon-Sorbonne est l’une d’elles. Elle porte les protestations de la plupart des syndicats et des associations contre la forme sélective que prend Parcoursup. Pour eux, cette plateforme raye la vision française de l’éducation : un système éducatif ouvert à tous qui efface au mieux les inégalités sociales.

La manifestation du jeudi 1er février a montré une participation assez faible, 2 400 personnes à Paris selon la police et quelques centaines dans d’autres villes de France, comme Lyon et Lille. Selon les manifestants, la mise en place de ces attendus met en péril la vision française de l’éducation à laquelle beaucoup d’élèves, de professeurs, d’étudiants et d’universités tiennent.

Nos reporters se sont rendus sur place :

crédit photo : Claire Blondieux