Semaine en Bref : Attaque terroriste dans l’Aude et à Kaboul, accord de transition du Brexit, mise en examen de Nicolas Sarkozy, mise en examen de Mark Zuckerberg, accord africain d’une zone libre-échange…

Semaine en Bref : Attaque terroriste dans l’Aude et à Kaboul, accord de transition du Brexit, mise en examen de Nicolas Sarkozy, mise en examen de Mark Zuckerberg, accord africain d’une zone libre-échange…

Retrouvez le récapitulatif des actualités de la semaine !

TERRORISME : Attaque à Trèbes revendiquée par Daesh

Une prise d’otage à caractère terroriste a touché la France cette semaine. En effet, vendredi 23 mars, un homme lourdement armé est entré dans un supermarché dans la commune de Trèbes et a revendiqué être un « soldat de Daesh ». Ce dernier a ainsi réclamé la libération de ses « frères » en tirant plusieurs coups de feu. L’assaillant a fait quinze blessés et quatre morts, dont deux à Carcassonne pendant qu’il essayait de s’emparer d’une voiture. Le ministre de l’Intérieur a révélé le nom de l’auteur de ces attaques. Il s’agit d’un jeune homme de 25 ans nommé Radouane Lakdim fiché S depuis 2014 qui vivait à Carcassonne. Un hommage national est rendu au gendarme Arnaud Beltrame pour avoir pris la place d’un otage.

JUSTICE : Nicolas Sarkozy en garde à vue puis mis en examen pour soupçon de financement libyen de sa campagne électorale

Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue. Il a été entendu mardi matin par la police dans le cadre de l’affaire sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Lors de son audition, d’après Le Figaro, l’ancien président aurait évoqué le manque de “preuve matérielle” et demandé le statut de témoin assisté. À l’issue de sa garde à vue jeudi, l’ancien président de la République a été mis en examen pour recels de détournement de fonds libyen, financement illégal de campagne électorale et corruption passive. Cette mise en examen intervient après l’arrivée de nouveaux éléments dans l’affaire. Il s’agirait de témoignages de hauts dignitaires libyens confirmant les soupçons envisagés. Invité sur le plateau du journal de 20h à TF1, l’ancien chef d’État s’est défendu de toutes ces accusations qu’il juge “calomnieuses” et a attaqué Mediapart, à l’origine de la publication de l’enquête “Sarkozy-Kadhafi : la preuve du financement”. Le journal en ligne avait publié des documents confidentiels libyens, dont une note de 2006 où on peut y lire d’accorder au futur candidat Sarkozy “le montant de cinquante millions d’euros” afin “d’appuyer la campagne électorale” de 2007.

SYRIE : Les rebelles évacuent l’enclave de la Ghouta orientale 

Après cinq semaines de bombardements incessants, les forces russo-syriennes ont réussi samedi 24 mars à reprendre le contrôle de la quasi-totalité du territoire. Le régime de Bachar el-Assad a avancé le chiffre de 90 % concernant la reconquête du territoire.  L’ancien bastion insurgé repasse sous la coupe de l’État. Ces derniers ne laissent aux rebelles qu’une seule enclave dans la Ghouta orientale. 105 000 civils avaient déserté la Ghouta orientale depuis l’assaut lancé par le régime syrien et ses alliés le mois dernier. Cette offensive de plus d’un mois a fait des milliers de morts et blessés.

AFGHANISTAN : Attentat-suicide devant l’Université de Kaboul

Un kamikaze à pied s’est fait exploser mercredi 21 mars alors que des jeunes Afghans fêtaient Norouz, le Nouvel An perse, devant l’Université de Kaboul. Cette 5e attaque dans la capitale afghane en l’espace de quelques semaines a fait au moins 33 morts dont la plupart sont des adolescents et une soixantaine de blessés. L’attentat a très vite été revendiqué par l’organisation Etat islamique. Le président afghan Ashraf Ghani a dénoncé un “crime contre l’humanité”.

TURQUIE : L’ONU demande la fin de l’état d’urgence et le retour de l’État de Droit…

L’ONU a demandé à la Turquie de mettre fin à son état d’urgence qui restreint les libertés individuelles et menace la liberté d’expression et le travail des journalistes depuis juillet 2016. En juillet 2016, une tentative de coup d’État avait fait plus de 250 morts, et depuis le régime de Recep Tayyip Erdogan ne cesse d’effectuer des purges chez les universitaires, les fonctionnaires, les militaires… afin de réprimander cette tentative de prise du pouvoir. Dans son rapport, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) appelle la Turquie à “rétablir le fonctionnement normal des institutions et l’État de droit”, une requête que la capitale Ankara a sans surprise rejeté immédiatement… Au total on dénombre 160 000 arrestations et 152 000 fonctionnaires renvoyés.

BREXIT : Londres demande une période de transition en attendant les nouveaux accords commerciaux

Près d’un an avant la date fatidique du Brexit, Londres et Bruxelles négocient encore le contrat de divorce… Aux dernières nouvelles, les deux camps se seraient mis d’accord sur une bonne partie du Brexit, et en particulier sur une période de transition “post-Brexit”. Cette période de transition a été souhaitée par Londres en attendant que les nouveaux accords commerciaux entre le Royaume-Uni et l’UE ne soient conclus… et elle s’achèvera le 31 décembre 2020. Pour rappel, le 29 mars 2019 à minuit, le Royaume-Uni ne fera officiellement plus partie de l’Union Européenne. 51,9 % des électeurs britanniques avaient voté pour ce retrait de leur pays de l’UE, en juin 2016 lors d’un référendum.

UNION AFRICAINE : Accord de zone de libre-échange signé à Kigali

Après six ans de négociation, 44 pays africains ont signé vendredi 23 mars dans la capitale rwandaise un accord établissant une zone de libre-échange continentale (ZLEC). Le projet vise ainsi à la création d’un marché commun d’un 1,2 milliard d’habitants d’ici 2063 et fera de lui à terme la plus grande zone de libre-échange du monde. Cependant, plusieurs pays se sont abstenus de signer, notamment le Nigéria et l’Afrique du Sud. Le président de l’UA, Alpha Condé, espère pouvoir les convaincre d’ici le prochain sommet sur la ZLEC en Mauritanie.

Lors de ce sommet, 27 pays ont signé le protocole de libre circulation des personnes et 43 pays la déclaration de Kigali.

ETATS-UNIS : Washington accuse Mahmoud Abbas d » « insultes déplacées »

Mahmoud Abbas, président palestinien, a insulté lundi dernier l’ambassadeur américain en Israël de « fils de chien ». La Maison Blanche a alors immédiatement réagi pour condamner les insultes du président palestinien. « L’ambassadeur américain à Tel-Aviv est un colon et un fils de chien » a-t-il dit sur David Friedman, à l’occasion d’un discours à Ramallah. Le président Abbas dénonçait la politique américaine face au conflit israélo-palestinien. Jason Greenblatt, l’émissaire de Donald Trump sur ce conflit historique, a ainsi appelé le président Abbas à « choisir entre la rhétorique haineuse et des efforts concrets pour améliorer la qualité de vie de son peuple et l’emmener vers la paix et la prospérité ».

UNION EUROPEENNE : Vladimir Poutine appelé à participer au Conseil de l’Europe

Le secrétaire général du Conseil de l’Europe a appelé Vladimir Poutine à « participer activement » à cette organisation. En effet, bien que la Russie fasse partie du Conseil de l’Europe, le pays ne verse plus sa contribution financière au budget du Conseil de l’Europe depuis juin 2017. Thorbjorn Jagland, le secrétaire général du Conseil de l’Europe, a alors profité de la réélection de M. Poutine pour lui rappeler ses obligations dans sa lettre de félicitations. Donald Tusk, le président du Conseil de l’Europe, a quant à lui refusé de féliciter Poutine pour sa réélection à cause du scandale Skripal. Les relations entre Moscou et le Conseil de l’Europe sont cependant tendues depuis avril 2014. À l’époque, le Conseil avait suspendu les droits de vote des parlementaires russes qui siégeaient au Conseil de l’Europe en riposte à l’annexion de la Crimée.

FACEBOOK : Mark Zuckerberg mis en cause pour vente de données personnelles

Le fondateur de Facebook a été mis en examen pour trafic de données personnelles. Mark Zuckerberg aurait en effet passé un accord avec une société de profilage, lui donnant ainsi accès aux informations personnelles de millions d’utilisateurs de Facebook… tout cela sans leur consentement. Par conséquent, Mark Zuckerberg va devoir s’expliquer devant le Congrès américain. Ce profilage aurait en effet pu permettre d’identifier les électeurs sensibles au candidat républicain et ainsi faciliter l’élection de Donald Trump au pouvoir. Mais il devra aussi rendre des comptes devant le Parlement européen. Ces révélations sont sorties au grand jour grâce au lanceur d’alerte Christophe Wile, et ont été publiées dans deux grands médias, le New York Times et The Observer.

  • • Ce qu’en dit le JDD
  • • Ce qu’en dit Le Point

Rédigé par Gaëlle Kabongo et Marie Mougin

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