Semaine en Bref : Affaire Skripal, Carles Puigdemont devant la justice allemande, épidémie de sida en Afrique du Sud…

Semaine en Bref : Affaire Skripal, Carles Puigdemont devant la justice allemande, épidémie de sida en Afrique du Sud…

Pour ceux qui n’ont pas pu suivre les derniers évènements, ou tout simplement pour un petit rappel, Sorb’on revient pour vous sur les actualités de la semaine dernière !!

ISRAËL-PALESTINE : Affrontements meurtriers sur la bande de Gaza

Vendredi, 15 manifestants palestiniens ont perdu la vie dans un affrontement meurtrier avec les forces israéliennes. Plusieurs milliers de Palestiniens s’étaient ainsi rendus à la frontière entre la Bande de Gaza et l’État d’Israël pour « la grande marche du retour ». Il s’agit d’un vaste mouvement de protestation qui revendique le « droit au retour » des réfugiés palestiniens. Vendredi 30 mars, un petit nombre d’entre eux s’est dangereusement rapproché de la barrière ultra-sécurisée des forces israéliennes. Ces dernières ont répliqué en tirant à balles réelles, et 15 manifestants palestiniens y ont laissé leur vie. Dès le lendemain, des milliers de Palestiniens sont alors venus défiler pour leurs funérailles. Il y a eu de nouveaux affrontements et cette fois-ci, 70 Palestiniens en sont ressortis sérieusement blessés.

SYRIE : « Accord final » avec les rebelles pour évacuer les civils

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a annoncé ce dimanche qu’un accord a été conclu entre le groupe de rebelles Jaïch al-Islam et l’allié du régime syrien, la Russie, pour évacuer les civils de Douma, la dernière enclave rebelle dans la Ghouta orientale. En tout, 1300 personnes sont concernées par l’évacuation d’une région dévastée dont les combats ont déjà fait 1600 morts. Les pourparlers avaient débuté la veille, et, selon l’ONG, les rebelles souhaitaient maintenir leur position à Douma contre le désarmement du groupe et retrait de la police militaire russe. Cependant, Moscou aurait refusé cette éventualité et aurait « réclamé le départ du Jaïch al-Islam ».

AFFAIRE SKRIPAL – Les tensions entre Washington et Moscou

La guerre diplomatique entre Moscou et Washington se poursuit. Le 4 mars dernier, l’ancien espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés empoisonnés au Royaume-Uni. Londres a attribué ce meurtre aux autorités russes. Depuis, une véritable guerre diplomatique a éclaté entre la Russie et les pays occidentaux. Chaque camp s’est mis à renvoyer des dizaines de diplomates et leur famille, dans leurs pays d’origine. Au total, on compte plus de 300 diplomates russes et occidentaux qui auraient été expulsés ou seraient en voie d’expulsion. Certains consulats ont même été fermés, comme le consulat russe de Seattle, et en guise de représailles, le consulat américain de Saint-Pétersbourg. Washington a de son côté renvoyé 60 diplomates russes, que la Maison Blanche a préféré qualifier d’espions et d’agents de renseignements russes.

AFFAIRE SKRIPAL – Les représailles de la Russie contre les Européens

Les suites de l’affaire Skripal continuent… et Moscou a entamé un vaste processus de représailles contre la communauté européenne. Le Kremlin a commencé par convoquer bon nombre d’ambassadeurs des pays de l’Union Européenne, dont la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne… pour les expulser. Le gouvernement russe a justifié ses mesures dans un communiqué, indiquant « […] en protestation aux accusations déraisonnables et aux expulsions de diplomates russes […], la Russie déclare persona non grata le nombre correspondant d’employés diplomatiques ». En l’occurrence, Moscou a opté pour la loi du talion en renvoyant le même nombre de diplomates occidentaux, que l’Occident a renvoyé de diplomates russes.

Le communiqué a été signé du Ministère russe des Affaires Etrangères et pour ce qui nous concerne, 4 diplomates de l’ambassade de France vont devoir retourner au pays. Cependant, la Russie se défend d’être engagée dans une guerre diplomatique. Le porte-parole du gouvernement, Dmitri Peskov, a répondu en ces termes : « Ce n’est pas la Russie qui a engagé une guerre diplomatique […], ce n’est pas la Russie qui a initié un échange de sanctions ou un échange d’expulsion de diplomates ». Il a également précisé que la Russie clame toujours son innocence dans l’affaire Skripal, et inculque la faute à Londres qui refuse d’entendre les réponses du Kremlin.

AFRIQUE DU SUD : L’épidémie de sida

En Afrique, l’Afrique du Sud est le pays le plus touché par le virus du VIH. 18,9 % de sa population est séropositive, ce qui représente donc 7 millions de personnes. Alors pour lutter contre ce fléau, le pays mise désormais sur des tests de dépistage anonymes, que l’on peut retirer dans la rue et qui se pratiquent à la maison. L’ONG United met ainsi en place des volontaires qui proposent aux passants des tests gratuits. Tandis que l’association Right ePharmacies propose de rajouter aux distributeurs automatiques des pharmacies (à l’image des distributeurs automatiques des banques) les traitements contre le sida. L’Afrique du Sud possède déjà depuis 2000 des distributeurs de ce type pour que les patients renouvellent plus facilement leurs traitements contre le diabète, l’asthme et l’hypertension, y rajouter les traitements contre le sida permettraient donc aux personnes de les récupérer plus anonymement qu’en se rendant en clinique.

ANGOLA : La lutte anticorruption du nouveau président cause de tensions avec son prédécesseur ?  

Le nouveau président angolais Joao Lourenço avait promis dès son élection au pouvoir, une lutte drastique contre la corruption. Ces mesures sont en train d’enterrer le clan de son prédécesseur, Jose Eduardo dos Santos. En effet, les autorités angolaises ont inculpé ce lundi 26 mars Jose Filomeno dos Santos, le fils de l’ancien chef d’État, pour détournement de fonds, trafic d’influence, blanchiment d’argent et association criminelle. Sa fille, Isabel dos Santos, a été limogée de la présidence de la compagnie pétrolière nationale car une enquête avait été ouverte plus tôt sur de possibles détournements de fonds sous sa présidence. La politique anticorruption de l’ex-ministre de la Défense de Dos Santos a déjà touché deux membres du clan Dos Santos. Cependant, l’ancien chef d’État dément toute rumeur de tension entre eux.

MEXIQUE : La course à l’élection présidentielle est lancée 

Le Mexique élira bientôt un nouveau président le 1er juillet prochain et pour cela la campagne présidentielle vient de s’ouvrir. Le président actuel, Enrique Peña Nieto, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), ne s’est pas porté candidat, mais le parti politique au pouvoir est représenté par José Antonio Meade, un ancien ministre des Finances. Pour l’heure, les sondages donnent le candidat de gauche et ex-maire de Mexico, Andrès Manuel Lopez Obrador, surnommé AMLO, en favori. C’est donc la troisième fois qu’il se porte candidat à la présidentielle mexicaine. Le troisième candidat fort de cette élection est Ricardo Anaya, qui représente lui un parti de droite : le PAN (Parti Action National).

CORÉE DU NORD : Kim Jong-Un en visite à Pékin

Kim-Jong-Un a effectué son premier voyage, depuis son arrivée au pouvoir, à Pékin mardi 28 mars. Le dirigeant de la Corée du Nord s’est entretenu avec son homologue chinois Xi Jinping : c’est un événement historique. D’après l’agence Presse officielle de Chine la visite est « non officielle ». Le leader coréen a alors admis une éventuelle rencontre avec le président américain. Ni la date ni le lieu n’ont encore été confirmés. De plus, il s’est montré favorable à une dénucléarisation de la péninsule coréenne.

CATALOGNE : Carles Puigdemont devant la justice allemande

L’indépendantiste espagnol Carles Puigdemont, en exil depuis octobre dernier, a été arrêté et placé en détention au nord de l’Allemagne dimanche dernier dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen. Ce dernier a alors comparu lundi 26 mars pour décider de le maintenir en prison ou de le remettre aux autorités espagnoles. L’Allemagne dispose de 60 jours pour prendre cette décision. L’ancien chef séparatiste catalan s’exprime sur Twitter pour la première fois depuis sa détention et assure « qu’[il] n’abandonnerai pas ». Son arrestation a fait l’objet de nombreux débats.

ÉDUCATION : Scolarisation obligatoire à l’âge de 3 ans 

Le président Macron a annoncé mardi 27 mars aux Assises de l’école maternelle de rendre la scolarisation obligatoire dès l’âge de trois ans contre six aujourd’hui. Le chef d’État justifie ainsi cette mesure pour « lutter contre la fabrique des inégalités profondes ». Elle concerne seulement 26 000 enfants et sera appliquée dès la rentrée 2019. Cette décision inquiète certains maires qui y voient une augmentation des dépenses notamment pour les écoles sous contrat.

Rédigé par Gaëlle Kabongo et Marie Mougin

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