Chorus festival : la Seine Musicale en fête

Chorus festival : la Seine Musicale en fête

Une nouvelle fois, le festival était le rendez-vous musical à ne pas manquer au printemps. La programmation du festival est toujours plus riche et variée. De nombreux talents s’y sont bousculés pour nous livrer des concerts d’une qualité audiovisuelle et acoustique exceptionnelle.

Quoi de mieux que de célébrer le retour des beaux jours avec la musique ? L’équipe Sorb’on a en effet eu la chance de pouvoir se rendre à l’édition 2018 du festival Chorus. Celui-ci s’est déroulé pour la deuxième fois dans la superbe infrastructure qu’est la Seine Musicale fraîchement inaugurée (depuis le 22 avril 2017). Par la même occasion, ce festival a célébré ses 30 ans d’existence.

L’univers éclectique d’un festival « indoor »

Face au succès qu’a rencontré la première édition du festival Chorus, ce dernier a reposé ses valises à la Seine musicale, du 3 au 8 avril dernier pour ses 30 ans. Les organisateurs sont toujours à la recherche d’une programmation riche et d’une qualité à couper le souffle. Le but étant de s’ouvrir à un public toujours plus large. En somme, le festival Chorus reste une expérience « indoor » incontournable et ouvre la saison des festivals en beauté.

Chorus est l’un des seuls festivals — pour ne pas dire l’unique ! – qui propose des concerts en intérieur (aussi bien au printemps qu’en hiver. Le tout en ne faisant payer que l’entrée de ce dernier et pas chaque concert.

Nous avons donc eu la chance d’y assister lors du week-end du 7 au 8 avril derniers. Tout y était, en passant des coupes de champagne, à la superbe pièce montée ! Le tout honoré de la présence de Patrick Devedjian actuellement président du conseil départemental des Hauts-de-Seine.

La programmation de haut vol du festival Chorus

On apprécie d’autant plus le lieu, fleuron culturel de l’île Seguin.

De fait, il est possible de vagabonder entre la scène du parvis qui attise la curiosité des passants qui longent la Seine. Ceux-ci entendent alors la musique battre son plein. Ce fut ainsi lors de la représentation de l’Or du Commun, le groupe belge d’un dynamisme très communicatif. Cette scène reste fort appréciable avec le beau temps.

En passant par l’entrée principale, nous sommes plongés dans un autre univers, celui de la Grande Scène, beaucoup plus sombre et plus grande. Elle laisse alors la possibilité de se déhancher au gré de nos envies et offre un jeu de lumière spectaculaire comme nous l’ont montré Suprême NTM en tête d’affiche ou encore Hyphen hyphen Vitalic ou Her et Gaël Faye

Visuellement, l’auditorium nous offre également un spectacle des plus impressionnants. Son architecture y est pour beaucoup. Elle est conçue de manière circulaire, dans une structure en bois qui nous offre une qualité auditive rare. Elle s’apparente [et ce n’est pas un hasard] à l’architecture japonaise et ne laisse aucun réseau téléphonique s’y profiler — histoire que tout le monde profite pleinement de l’instant. Comme on a pu le constater, avec Ayo par exemple, cet auditorium est le temple de la pureté, de l’émotion qui se dégage avec force de cette scène.

 

Plus discrètes ensuite, on retrouve les plus petites salles, presque cachées dans les recoins de la Seine Musicale. On y voit des artistes en résidence comme Moon Hooch qui nous étonne une fois de plus de la qualité de l’équipement pour des salles de si petite envergure [capacité d’accueil d’environ 270 places].

En outre, bien que ce soit un festival « indoor », on ne se sent en rien enfermé ou oppressé. L’espace est immense, nous proposant des terrasses fumeurs, un nombre plus que correct de bars et restaurants — allant du food truck, au bar classieux qui nous sert toute sorte de spiritueux haut de gamme. On a aussi la chance de pouvoir profiter d’un vestiaire gratuit — chose, somme toute assez rare. Le service est alors optimal, nous laissant régler également de la manière que l’on souhaite, ce qui est beaucoup moins contraignant en comparaison de certains festivals.

Le pari est alors réussi pour le festival Chorus, qui a fait vibrer ses cinq scènes et ravi nos oreilles !