Semaine en bref : Trump annule sa rencontre avec Kim Jong-un, nouveau gouvernement en Italie, Parcoursup….

Semaine en bref : Trump annule sa rencontre avec Kim Jong-un, nouveau gouvernement en Italie, Parcoursup….

Aujourd’hui, Sorb’on vous dit tout sur les dernières actualités chaudes de la semaine !

DIPLOMATIE : Dans l’incertitude de la tenue du sommet historique de Singapour

Le président américain a annoncé, dans une lettre publiée ce jeudi 24 mai, que le sommet très attendu avec la Corée du Nord prévu le 12 juin à Singapour n’aura finalement pas lieu. Donald Trump a estimé que la rencontre « à ce stade » n’avait pas lieu d’être « compte tenu de l’immense colère et de l’hostilité » dans les dernières déclarations du dirigeant nord-coréen.

Le lendemain de l’annonce, les dirigeants des deux Corée se sont réunis dans la zone démilitarisée et ont affirmé leur volonté de maintenir le sommet. Contre toute attente, Donald Trump s’est montré optimiste et a affirmé sur son compte Twitter que le sommet aurait probablement lieu.

NUCLÉAIRE IRANIEN : Sommet entre l’Union européenne, la Russie et la Chine

Alors que Donald Trump a brutalement retiré les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien… l’accord n’est pas devenu caduc pour autant. Il avait été signé en 2015 et programmait alors la levée de toutes les sanctions occidentales contre l’Iran. En contrepartie, le pays garantissait l’arrêt de son programme balistique, de ses essais de tirs de missiles et de ses recherches nucléaires. Or, Trump a décidé de revenir sur cet accord et s’est désengagé, remettant ainsi au goût du jour les sanctions américaines contre Téhéran. Ainsi Téhéran a récemment demandé de « solides garanties » aux autres signataires, afin de sauver ce qui peut encore être sauvé. Vendredi dernier, l’Union européenne, la Chine et la Russie se sont d’ailleurs réunies à Vienne pour faire le point. L’Iran a notamment menacé les signataires restants de « relancer son programme d’enrichissement d’uranium » s’il n’obtenait pas de sérieuses garanties que l’accord pouvait être sauvé.

ITALIE : Crise institutionnelle

Lundi dernier, les chefs des partis antisystèmes et d’extrême droite, Mouvement 5 étoiles et la Ligue, ont soumis au président italien la candidature d’un juriste de 53 ans novice en politique, Giuseppe Conte, au poste de Premier ministre. Une candidature approuvée par Sergio Mattarella mercredi 23 mai. Désormais, celui qui est surnommé « l’avocat du peuple » doit composer son gouvernement. Une charge qu’il peine à boucler. Le président italien s’est opposé à la nomination de personnalités eurosceptiques. Parmi eux, Paolo Savona, eurosceptique assumé, pressenti pour diriger le ministère de l’Economie et des Finances ou encore le président de la Ligue Matteo Salvini pour le ministère de l’Intérieur. Dimanche, Giuseppe Conte a annoncé renoncer au poste de chef du gouvernement plongeant le pays dans une crise politique.

DIPLOMATIE : Visite officielle d’Emmanuel Macron en Russie

Emmanuel Macron était en visite officielle en Russie la semaine dernière. Il a passé deux jours à la rencontre de Vladimir Poutine pour parler de « l’ancrage de la Russie dans l’Europe ». Le président français a notamment appuyé ses propos de références à Léon Tolstoï et Fiodor Dostoëvski, en les qualifiant d’auteurs russes qui font partie de la culture commune européenne. Emmanuel Macron a également tenu à aborder des questions diplomatiques et internationales directement avec Vladimir Poutine. Ils ont notamment cherché à trouver des « initiatives communes » et des « mécanismes de coordination » pour  l’accord sur le nucléaire iranien, la guerre en Syrie, l’Ukraine, l’affaire Skripal, la cybersécurité…

IRLANDE : RÉFÉRENDUM POUR LOI SUR L’AVORTEMENT

Ce 25 mai, les Irlandais ont voté pour la libéralisation de l’avortement. Cela peut surprendre mais dans ce pays très catholique les femmes n’avaient pas encore cette liberté de choix, exception faite de certaines circonstances très particulières. Le divorce lui-même n’avait été légalisé qu’en 1995. Mais les mœurs évoluent et c’est avec 66% de voix que l’Irlande a finalement légalisé l’avortement.

BURUNDI : Réforme constitutionnelle adoptée, un résultat contesté par l’opposition

La réforme a été approuvée avec 73,2% des voix ce lundi 21 mai. Des chiffres qui sont contestés par l’opposition. Un référendum avait eu lieu au Burundi pour modifier la Constitution du pays et a été largement remporté par l’exécutif. Une réforme qui donne la possibilité à l’actuel président burundais Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, de briguer deux mandats de sept ans à partir de 2020. Ainsi, il pourra se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034. Agathon Rwasa, principal opposant du président, a contesté ces résultats du scrutin. Des groupes d’opposition ont saisi la Cour constitutionnelle. Avec l’ONU, elle doit valider les chiffres du scrutin. Le conseil de sécurité de l’organisation internationale a appelé vendredi à des négociations dans le pays.

TERRORISME : capture d’Adrien Guihal, visage francophone de Daesh

Jeudi 24 mai, les forces démocratiques syriennes ont annoncé la capture de Adrien Guihal. Plus connu sous le nom d’Abou Oussama al-faransi, il est l’un des hauts cadres de l’organisation Etat islamique. Alors que les renseignements français le croyaient mort, la coalition soutenue par les Etats-Unis et la France l’a retrouvé avec sa femme et ses six enfants à Raqqa. Ce dernier était chargé de la propagande djihadiste sur le territoire français. Il est accusé d’avoir revendiqué les attentats de Nice et Magnanville en 2016.

EDUCATION : les premiers résultats de Parcoursup

Cette année, les futurs bacheliers sont divisés en deux catégories : ceux qui ont eu au moins une réponse positive à leurs vœux post-bac (65%) et ceux qui n’ont aucune réponse positive et qui sont sur liste d’attente (35%). Toutefois, pour tous les élèves qui n’essuient que des « non », une solution s’offre à eux : saisir une commission du rectorat pour trouver une place « au plus près de leurs souhaits ».

JUSTICE : Weinstein inculpé pour viol et agression sexuelle

L’affaire qui a bouleversé le monde et libéré la parole des femmes passe devant la justice. Le célèbre producteur déchu Harvey Weinstein s’est livré aux autorités vendredi 25 mai. Arrêté et menotté, il est passé devant un juge, qui l’a inculpé pour viol et agression sexuelle sur deux femmes pour des faits datant de 2004 à 2013. L’ancien magnat d’Hollywood est libéré quelques heures plus tard sous caution d’un million de dollars, un bracelet électronique et sans son passeport pour éviter une éventuelle fuite. Ce sont les premières inculpations depuis la révélation du scandale. Benjamin Brafman, avocat du producteur, a d’ores et déjà affirmé que son client allait plaider non coupable.

Rédigé par Gaëlle Kabongo et Marie Mougin

Hits: 105