La Semaine en Bref : Polémique sur la séparation des familles aux Etats-Unis, mini-sommet européen sur l’immigration, attentat au Zimbabwe….

La Semaine en Bref : Polémique sur la séparation des familles aux Etats-Unis, mini-sommet européen sur l’immigration, attentat au Zimbabwe….

Cette semaine, la rédaction vous propose une actualité très décisionnelle et rocambolesque.

ÉTATS-UNIS : Donald Trump fait marche arrière sur la séparation des familles mexicaines

Ce mercredi Donald Trump a signé un décret revenant sur la séparation des familles mexicaines dans les cas d’entrée illégale sur le territoire américain. Il y a quelques mois, il avait décidé que les enfants et leurs parents ne seraient pas détenus ensemble en cas d’arrestation pour immigration clandestine. Cette mesure avait déclenché un tollé international et même un profond malaise au sein du parti des Républicains aux Etats-Unis. Et finalement, il a rebroussé chemin. Il reste néanmoins toujours aussi ferme contre les entrées illégales sur le territoire. Cependant, les enfants resteront avec leurs parents pendant la période d’arrestation et de détention, en attendant l’étude de leur dossier. « Nous allons garder les familles ensemble mais la fermeté aux frontières restera la même. » a annoncé publiquement le Président lors d’un meeting de campagne dans le Minnesota, à Duluth.

EUROPE : Le mini-sommet sur l’immigration divise l’Europe

A l’initiative de la Commission européenne, plusieurs pays ont décidé cette semaine de se rencontrer à Bruxelles ce dimanche pour trouver un consensus sur l’asile et l’immigration. Seize pays dont la France et l’Italie, très critiquée dans l’affaire Aquarius, ont confirmé leur présence à cette “réunion informelle” avant le sommet des 28 le 28 et 29 juin prochain. Cependant la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque et la Slovaquie ont annoncé boycotter ce mini-sommet.  Ces pays sont farouchement opposés aux “quotas” de migrants et plus favorables à une ligne qui restreint l’immigration.

ÉTATS-UNIS : Trump retire le pays du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU

Ce mardi, les Etats-Unis se sont officiellement retiré du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Selon les mots de Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU, cette organisation est « hypocrite ». Il faut dire que les autorités américaines ont plusieurs fois élevé la voix pour contredire les rapports du CDH (Conseil des Droits de l’Homme) des Nations Unies. Et elles ont alors fini par mettre leurs menaces à exécution en quittant radicalement le Conseil. Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a bien évidemment condamné la décision américaine, en vain.

Plusieurs ONG se sont liées à lui pour dénoncer la mesure des Etats-Unis : Human Rights Watch a dénoncé le fait que « Donald Trump n’est intéressé que par la défense d’Israël » et Amnesty International a déclaré qu’ « en se retirant, les Etats-Unis sapent délibérément les droits de l’Homme de tous les peuples partout dans le monde et leurs luttes pour la justice. » Et pour cause, depuis que Donald Trump est arrivé au pouvoir, il a retiré son pays de nombreuses organisations internationales : notamment l’Unesco, l’Accord de Paris sur le climat, l’Accord nucléaire avec l’Iran. Il a également coupé plusieurs financements américains pour l’ONU.

MIGRANTS : Emmanuel Macron dénonce “la lèpre” populiste qui monte en Europe

Le Président de la République s’est rendu jeudi 21 juin à Quimper, en Bretagne, pour y évoquer les défis locaux. Lors d’une allocution devant des élus, Emmanuel Macron a condamné le nationalisme qu’il qualifie de “lèpre” s’installant “un peu partout” dans les pays européens. “Ils disent le pire et nous nous y habituons. Ils font les pires provocations et personne ne se scandalise” a-t-il fustigé pouvant notamment faire référence au nouveau gouvernement populiste italien.  Pour le président français, l’Europe “s’habitue à tous les extrêmes dans des pays qui sont pourtant pro-européens”. Pour cela, ils blâment “les élites économique, journalistique et politiques”.

HONGRIE : Le Parlement interdit aux ONG d’aider les migrants illégaux

Les mesures d’extrême-droite continuent d’affluer en Hongrie. Preuve en est dernièrement : le pays a voté une loi qui interdit les ONG de s’approcher à moins de 8 km de la frontière. Cette mesure vise directement les migrants qui tentent de rentrer dans l’espace Schengen. La Hongrie y joue un rôle de frontière extérieure. Dorénavant, les militants venant en aide aux migrants dans ce périmètre de 8km autour de la frontière sont passibles d’un an de prison. Mais ce n’est pas tout. Le quota de réfugiés que l’Union Européenne a voté pour tous les pays de la communauté européenne a donc été déclaré « inconstitutionnel » par la Hongrie. En soit le pays ne reconnaît pas ce quota et ne compte pas le respecter. En effet, il considère que ce quota est une offense contre sa propre souveraineté politique.

EUROPE : Sommet franco-allemand sur l’avenir de l’Europe

Emmanuel Macron s’est rendu mardi 19 juin à Berlin. Il y a rencontré la Chancelière allemande pour établir une ligne consensuelle sur l’Europe. Au menu de ce conseil des ministres franco-allemands : la crise migratoire et la stabilité de la zone euro. Les deux dirigeants ont annoncé plusieurs mesures, notamment leur volonté d’augmenter la surveillances des frontières européennes, d’établir un budget commun pour l’euro mais aussi de réformer le mécanisme européen de stabilité (MES).

GRÈCE : Le pays négocie sa sortie du plan d’aide européen

Ce vendredi, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a réussi à négocier un plan de sortie pour la Grèce. Celle-ci va enfin s’affranchir de la tutelle européenne sur le plan économique. Il a fait face aux ministres des finances des différents pays de la zone euro. Après six heures de négociations, il est parvenu à un plan d’accord, permettant à la Grèce de sortir du plan d’aide européen et de tous les inconvénients qu’il comportait.

Concrètement, la Grèce est maintenant libérée de toutes les réformes et les obligations financières et économiques imposées par l’Union Européenne et le FMI (Fonds Monétaire Internationale) depuis 8 ans, afin de résorber la dette grecque. La Grèce retrouve ainsi sa souveraineté budgétaire et bénéficie d’un délai de 10 ans pour finir de rembourser sa dette. En sachant qu’elle a pour l’instant remboursé uniquement les intérêts… Mais elle bénéficiera encore d’une dernière aide à hauteur de 15 milliards d’euros de « cash buffers », c’est-à-dire qui va servir à constituer une réserve de trésorerie.

COLOMBIE : La droite vainqueur de l’élection présidentielle face à une gauche qui monte en puissance  

Le candidat de droite Ivan Duque a remporté dimanche dernier l’accès à la fonction suprême. Il l’a gagné avec 54% des voix contre 41,7%  pour son adversaire de gauche Gustavo Petro. Il succède donc à Manuel Santos et devient le président le plus jeune élu depuis 1872. Le nouveau président s’était montré très hostile à l’accord historique signé avec les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) en 2016 qui mettait fin à des décennies de guérilla. Ce dernier a promis durant son mandat d’en modifier les clauses “pour que les victimes soient au centre du processus, pour garantir vérité, justice et réparation” avait-il déclaré à l’annonce de sa victoire.

ZIMBABWE : Attentat lors d’un meeting du président Mnangagwa

Une explosion dont l’origine reste inconnue est survenue samedi 23 juin lors d’un meeting du président Mnangagwa à Bulawayo. Le chef de l’Etat zimbabwéen tenait un meeting en vue de la prochaine élection présidentielle le 30 juillet lorsque la détonation a retenti. Il a été très vite mis à l’abri. Cependant, l’attaque a fait au moins 49 blessés. Plusieurs haut-responsables du parti au pouvoir ont été touchés, dont les deux vice-présidents de Mnangagwa .

JUSTICE : Le Parlement européen réclame 300 000 euros à Marine Le Pen

Le Parlement européen a estimé que la présidente du Front National, Marine Le Pen, devait lui rembourser 300 000 euros pour une affaire d’emploi fictif. En effet, selon l’institution, Marine Le Pen « n’a pas été en mesure de démontrer que son assistante [parlementaire] assurait des tâches effectives pour elle » et « n’a pas fourni de preuve d’une activité quelconque au titre de l’assistance parlementaire ». Sur Twitter la président du FN s’est défendu d’avoir « versé au tribunal 655 pièces prouvant le travail de [son] assistante parlementaire » mais le tribunal aurait « refusé d’en tenir compte ». Par ailleurs le Parlement européen a déjà réclamé 40 000 euros à Marine Le Pen pour l’emploi de son garde du corps comme assistant européen.

Rédigé par Gaëlle Kabongo et Marie Mougin

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