Un week-end aux Solidays : bain de soleil, émotion et décibels

Un week-end aux Solidays : bain de soleil, émotion et décibels

Le week-end du 22 au 24 juin, l’hippodrome de Longchamp accueillait la 20e édition des Solidays, un festival engagé et solidaire. A cette occasion, deux membres de l’équipe Sorb’on ont investi les lieux, avec le sérieux et la rigueur de journalistes d’investigation … ou pas.

Ce premier week-end estival était, l’hippodrome s’y prêtant parfaitement, sous le signe de la flânerie. Vos serviteurs ont déambulé trois jours durant. Nous avons papillonné entre les sept scènes du festival, à la découverte d’une programmation diversifié. Avec, pour être honnêtes, quelques passages aux stands de nourriture et boissons).

Des après-midi décontractés

Le soleil nous baignait de sa lumière et sa chaleur. L’ambiance était donc plus au farniente qu’aux pas de danse déchaînés. Devant Amadou et Mariam, avec leurs rythmes pop africains, ou Camille, avec sa voix douce et son style décalé, l’apaisement était au rendez-vous.

Ensuite, direction notre QG, la guinguette ! Engloutis par un canapé avec en fond sonore le Camion Bazar … et une buvette de choix, nous donnant les armes pour se laisser porter par la musique, la foule et l’ivresse. Quelques heures plus tard, nous découvrions Mr Oizo et Panda Dub au Dôme.

Pour se remettre du samedi soir, la fatigue se faisant ressentir, démarrer le dimanche en alternant entre la disco funk de l’Impératrice et l’électro du live de Polo & Pan était une idée de génie. Un petit tour au concert de Thérapie Taxi et son public enflammé a fini de nous réveiller pour ce qui nous attendait !

Une programmation honorée par le hip-hop

Cette année, la communauté rap a mis le feu aux Solidays. Des rappeurs tels que Nekfeu et Jok’air peuvent d’ailleurs le témoigner ! Une immense foule s’est déchaînée sur leurs musiques les plus connues… On a même vu Nekfeu jeter un Macbook au sol, emporté par l’effervescence du public. Le style reste cependant très éclectique avec les vibes très chill et cloudy du rappeur belge Hamza le vendredi soir ou avec le rap bienveillant du duo toulousain Big Flo & Oli le samedi après-midi. La foule est devenue incontrôlable lors des passages de Biffty et DJ Weedim, Rilès ou encore Niska. Ces artistes dégagaient une énergie débordante. La scène montante du rap fut également représentée par Romeo Elvis, Dinos Punchlinovic. La rappeuse Chilla était là également, brisant les codes du rap, beaucoup vu comme masculin.

Des moments forts, pour donner du sens à la fête

En plus des actions de sensibilisation aux risques et à la lutte contre le sida, les organisateurs ont prévu des moments de communion et de partage. La musique s’arrête alors et laisse place à la parole. Le festival nous a offert son lot d’émotions.  Une cérémonie contre l’oubli fut réalisée, à la mémoire des victimes du sida et en hommage aux militants, avec des témoignages d’associations de lutte contre le sida venues du monde entier.

Rien de tout cela n’aurait été possible sans les bénévoles. Nous étions alors tous réunis vendredi à minuit pour leur rendre hommage, les remerciant de leur engagement.

Article rédigé par Elea Nomine et Wafid Smati

Crédits photos : Anthony Bornachot, d’après une photo de Monika Nowak.