Exposition : quand les fantômes asiatiques viennent hanter Paris

Exposition : quand les fantômes asiatiques viennent hanter Paris

A Paris, au musée du Quai Branly – Jacques Chirac, a lieu l’exposition “Enfers et Fantômes D’Asie“. Elle se déroule du 10 avril au 15 juillet. Retour sur les points forts, mais aussi les points négatifs de cette exposition.

En ce début d’été, le musée du Quai Branly – Jacques Chirac vous invite à plonger dans l’univers fascinant des croyances et légendes d’outre-tombe asiatiques. Au programme, une remontée dans le temps à travers des œuvres d’arts de tout genre et de toute époque, avec un seul point commun : l’horreur du surnaturel asiatique.

Le déroulement du parcours

Au cours d’une douzaine de salles, représentant chacune un thème, le visiteur voyage entre les mythes bouddhistes sur la vie après la mort, les artéfacts considérés comme sacrés et utiles pour la lutte contre les mauvais esprits. Il passe également par les monstres et fantômes issus du folklore japonais pendant la période Edo (XVIIe – XIXe siècles) ou encore par le mouvement de la J-horror des années 1990 et 2000.

Afin de parler à un public large et de vulgariser au maximum les propos, le musée a fait le choix de jongler entre des œuvres anciennes (manuscrits d’époques, statuettes, tenues, artéfacts,…) et des techniques récentes. Grâce à des écrans géants, des scènes clefs d’adaptations cinématographiques sont projetées, accompagnées de jeux de lumière et de son.

Les stars de l’exposition sont les femmes-chats japonaises (kaibyô), ainsi que celle qui leur a donné vie, Oiwa. En têtes d’affiche, on peut y retrouver les grands chefs-d’œuvre de la J-horror comme Ring, les vampires chinois et les moines qui les combattirent. Vous y rencontrerez aussi les fantômes affamés, la pire réincarnation possible pour les bouddhistes.

Les petits plus de l’exposition

Les descriptions des croyances bouddhiques sont précises. Les détails entre les différentes régions et leurs folklores respectifs sont ainsi bien différenciés. De plus, chaque œuvre cinématographique, littéraire ou autre, est accompagné d’une analyse précise. Enfin, l’exposition permet de retracer le parcours des grands mythes asiatiques, depuis leurs origines bouddhiques, jusqu’aux interprétations et nuances modernes.

Cependant… âmes sensibles s’abstenir !

Certaines scènes peuvent en effet être difficiles à contempler pour certains. Malgré tout, la plupart des œuvres à frisson sont exposées dans des salles annexes. Un écriteau se  trouve à l’entrée de celles-ci. Il est donc possible de les éviter, mais les plus sensibles devront passer à côté d’une partie de la visite.

Parce que les mythes morbides asiatiques tirent leurs origines de la religion, on peut trouver une certaine répétition dans l’exposition, mais rien de réellement dérangeant.

Infos pratiques

  • Exposition du 10 avril au 15 juillet
  • Entrée à 10 euros, 7 euros pour les moins de 25 ans
  • Compter environ deux bonnes heures de visite
  • Pour plus d’information, retrouvez l’article de France Culture

Crédits photo: Gautier Deblonde

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