RENCONTRES A ROCK EN SEINE #2 : Royaume et Otzeki

RENCONTRES A ROCK EN SEINE #2 : Royaume et Otzeki

RENCONTRES A ROCK EN
SEINE #2 : Royaume et Otzeki

Il est vrai que le week
end du 26 août, on mettait le Rock à l’honneur, mais au
détour des sentiers, il n’était pas rare de tomber sur quelques
originaux venus proposer des mélanges sonores bien à eux. C’est
le cas de Royaume et Otzeki, que nous avons rencontré.

Royaume, une
rencontre haute en couleurs

Qui sont-ils ?
Une fille, Yumi, et un garçon, Moon Boy. Tous les deux nés à
Paris, même si Moon Boy revient sur le fait qu’il ne s’identifie
pas comme un « parisien » au sens stricte. Il cherchait
une chanteuse pour faire de la musique bien « mainstream ».
C’est le temps d’une soirée, il y a trois ans, qu’il se sont
trouvés musicalement. « Royaume, c’est le projet né
d’une rencontre.
 » expliquent-ils. Pourquoi Royaume ?
Moon Boy raconte qu’ils cherchaient un mot leur correspondant 
« esthétiquement ». Lorsqu’il est tombé sur le
mot « Royaume », le coup de cœur fut partagé, le
nom du groupe était trouvé.

Crédits photo: Tom Malki

Que font-ils ?
Ils sont très claires à ce sujet : « pas de parti
pris
 » ! Ils aiment l’électro, ils aiment la pop,
ils partagent leur passion pour The XX, Ben Khan, Rüfüs Du Sol et
Röyskopp, mais ça ne les empêchent pas de faire autre chose. Ils
font ce qu’ils aiment en somme, là où ils sont à l’aise. Ce
qui ressemble parfois à de la dream-pop et d’autre fois à
du R’N’B. Ce qu’ils aiment vraiment, c’est :
« renverser les codes ». Dans leur clip « Again »,
on peut voir un homme pratiquer le shibari, (une pratique japonaise
généralement exécuté par les femmes), alors pourquoi un homme ?
« Parce que c’est cool de pouvoir mater le cul d’un
homme pour une fois dans les clips.
 » Ce n’est pas la
première fois qu’ils s’expriment avec engagement comme dans le
clip féministe « If we ». Tout cela ils le font avec
beaucoup de couleurs. Pourquoi ? « Parce que les
couleurs, c’est cool
 », tout simplement.

Et à Rock en Seine ?
Ce n’est pas toujours facile de passer sur un festival surtout
quand on est confronter niveau horaire avec Liam Gallagher, mais ce
duo ne s’est pas laissé faire. Il y avait du son, des solos à la
guitare, la belle voix de Yumi, qui s’amuse qu’on la compare à
Lana Del Rey car elle était elle-même allé la voir à Rock en
Seine auparavant. Finalement le show était au rendez-vous (le public
aussi). Est-ce qu’on veut revoir Royaume ? Absolument !

Otzeki, réunis par la musique

Qui sont-ils ?
Deux cousins, Joel et Mike. La musique pour eux à toujours été
un hobby personnel plutôt qu’un apprentissage classique. Poussés
à l’origine par leurs parents, ces derniers ont été bien embêtés
lorsqu’ils ont compris que c’est tous ce qui intéressait ces
deux britanniques. Mike a eu droit aux leçons de piano et de guitare
qu’il finissait essentiellement par mettre de côté pour réécrire
les morceaux qu’il apprenait : « j’essayais d’écrire
quelques chose de meilleur mais c’était toujours plus ou moins au
pire ». Joel, de son côté, confirme que son instrument
principal a toujours été la guitare car c’était celui avec
lequel il était bon. Ces deux cousins ne communiquaient pas tant que
ça durant l’adolescence: « Parce que Joel était beaucoup
plus cool que moi ! » ironise Mike. C’est après un
voyage à Berlin où ils ont découvert être en phase musicalement,
qu’ils se sont lancés dans une semaine de session musical et on
décidé de former leur groupe.

Crédits photo: Compte Instagram Otzeki 

Que font-ils ?
« De la musique bien pourri pour commencer » commente
Mike. Joel était à l’époque dans l’électro et avait le
matériel nécessaire. C’est pourquoi ils ont naturellement mélangé
leur son indé à l’électro. Ils ont de nombreuses
influences communes : Ziggy Stardust mais aussi Sylvia Plath,
Kanye West ou encore Virginia Woolf. Les paroles ne sont pas non plus
dénuées de sens . « Falling out » revient sur le
fait que les hommes puissent se disputer sur des concepts comme la
philosophie, la vérité ou encore sur des mots comme « Dieu ».
« C’est ridicule ! » ajoute Mike.

Et à Rock en Seine ?
Si vous n’avez pas pu profiter de leur présence sur la scène de
l’Industrie, rassurez vous car leur passage en France est déjà
programmé. Ces étoiles montantes qui sont restées quelques temps
de notre côté de la Manche pendant les deux derniers mois (à Vie
Sauvage en juin, aux Vieilles Charrues en Juillet) ne devraient plus
tarder à remettre le cap pour le Royaume Uni et Londres où ils sont
basés. Ils étaient brillants aussi bien sur scène qu’au milieu
de la foule ! On ne peut que s’enthousiasmer à l’idée de
les revoir le 5 décembre à la Maroquinerie. A vos agendas !

Crédits photo: Tom Malki