RENCONTRES A ROCK EN SEINE #3 : Sein et Belako

RENCONTRES A ROCK EN SEINE #3 : Sein et Belako

Il y avait Macklemore, il y avait Thirty Seconds to Mars, il y avait Justice, il y avait PNL, il y avait Liam Gallagher, il y avait Die Antwoord et il y en avait d’autres. Sorb’on est alors allé à la rencontre des « autres » qui se sont révélés sur scène avant ou pendant ce festival.

Aujourd’hui, on inhale une bonne dose de rap, d’électro, de rock alternatif et on mélange un peu le tout !

SEIN, et l’incroyable Super Légal

Qui sont-ils ? Ils sont deux : Balthazar et Joseph. Ils se sont connus au lycée Dorian en 2015 mais étaient chacun dans un groupe à l’époque. Arrivant à la fin de leurs projets respectifs, ils se sont réunis pour former Sein, un duo parisien qui ne manque pas d’idées. Dans Sein, il n’y a pas de rôle prédéfini. En fonction de l’inspiration, l’un va faire les arrangements et chacun va écrire ses couplets, « pour être ok avec ce qu’on dit » précisent-ils, « Ensuite on voit ensemble les couplets qu’on garde, un peu comme dans qui veut gagner des millions ! ». Ils sont bien entourés puisque Minette a déjà chanté pour « Illy » et est également apparue dans le clip de « Légal ».

Sein (crédit photo : Rock en Seine)

Que font-ils ?

Du rap ? De l’électro ? Un peu des deux ? Ils expérimentent surtout, c’est là-dessus qu’ils insistent. Ils ont plusieurs influences allant jusqu’à Nirvana donc rien ne les oblige à rester sur ce style de musique. Ils abordent ainsi les problèmes du quotidien comme la drague dans « Rouge » mais aussi tout un tas de choses « pas légales » ou en tout cas, pas recommandées avec « Légal » dont le clip met en scène un nouveau personnage de leur univers : Super Légal. Un individu masqué qui intervient chaque fois que le personnage commets des actes jugés comme « illégaux », tels que boire ou encore uriner debout. Ils expliquent que « c’étaient surtout un gros délire de faire ce clip, mais ça dépend de la mood du moment ». Leurs clips, d’ailleurs, ne sont pas toujours le fruit d’une décision artistique. Les plans négatifs dans « Cascade », par exemple, viennent d’un bug sur une version défectueuse de Final Cut.


Et à Rock en Seine ?

Il ne fallait pas les louper dimanche dernier sur la scène Île-de-France. Ils ont mis une belle ambiance et s’ils ne vous ont pas encore fait danser, rassurez-vous, ils reviennent pour une grosse tournée à la rentrée avec pas mal de premières parties. En plus, un clip surprise est attendu dès septembre, alors restez sur le qui-vive !

BELAKO, les basques qui sonnent japonais

Qui sont-ils ? Josu et Lore sont frère et sœur. Josu a alors rencontré Cris à l’Université Mozart. Josu envisageait déjà de commencer un groupe avec sa sœur à l’époque. Ils se sont mis à jouer ensemble et c’est là que Lander, le batteur, les a rejoins. Ils ont tous des goûts très éclectiques. Parmi leurs influences, on peut citer le groupe suédois Abba. Après avoir gagné en maturité et acquis en conscience politique, ce groupe souhaite désormais faire passer des messages qui ont du sens pour eux sans pour autant rentrer dans le stéréotype de la chanson engagée.

Crédit photo : Tom Malki

Que font-ils ?

À quatre chanteurs, ce n’est pas toujours facile de s’accorder en terme de voix. Là-dessus, Lore explique que c’est justement parce qu’ils ont appris à chanter ensemble que leurs voix réussissent à s’accorder ainsi. Si leurs chansons varient entre le basque et l’anglais, difficile de préférer un langage plutôt qu’un autre. Dans leur nouvel album, une partie est même chanté en français. Ils essayent de s’exprimer plus souvent en basque car c’est une fierté pour eux de chanter dans leur langue natal qu’ « une partie du monde ignore encore ». « It sounds like japanese and it’s beautiful » (« ça ressemble au japonais et c’est magnifique ! ») ironisent-ils.

Ils rejettent l’appellation « post-punk » et se considèrent d’avantage comme un groupe éclectique en phase d’expérimentation : « In each new album we’re improving and mixing different types of music and we will keep doing that. » (« dans chaque nouvelle album nous nous améliorons et mélangeons différent genre de musique et nous allons continuer comme ça. ») argumentent-ils.


Et à Rock en Seine ?

Accueillis sur la Firestone du festival, on a découvert un groupe survolté qui a su se donner à fond pour faire bourdonner nos tympans de plaisir. Des personnes formidables doublées de chanteurs hors pair, on espère alors les retrouver très bientôt sur les scènes françaises pour profiter encore un peu de leur enthousiasme électrifiant.

Crédit photo : Tom Malki