RENCONTRES A ROCK EN SEINE #4 : Form et Ady Suleiman

RENCONTRES A ROCK EN SEINE #4 : Form et Ady Suleiman

Entre français et britanniques, basques et catalans, Rock en Seine nous a offert un paysage musical et culturel pour le moins éclectique. Parmi ces groupes, il y a ceux qui rencontrent déjà le succès et ceux qui émergent. Parfois, la frontière entre les deux est bien plus mince qu’on ne le pense. C’est le cas du groupe français Form et de l’artiste britannique Ady Suleiman.

FORM, influencés mais différenciés

Qui sont-ils ?

Ils sont quatre. Hausmane Jamaleddin, Adrien Vincent et Aksel Bahouche se sont rencontrés à l’Abattoir de Pontoise, qu’ils décrivent comme « un lieu pluridisciplinaire où il se passait pleins de choses » mais un lieu qui n’existe malheureusement plus aujourd’hui. C’est là que tout a commencé jusqu’à ce que l’EMB, une salle de concert dans le 95, leur propose de prendre part à un show réunissant tous les artistes de ce lieu. Bastien Rathuille, qui les accompagnent à la batterie et au synthé, ne les a rejoint que par la suite. Cela fait désormais 1 an et demi qu’ils cherchent à « se professionaliser sérieusement » et à « monter sur scène pour défendre ce nouvel univers », le leur. Pour ce projet, ils se sont entourés du manager Cédric Tilèpe mais aussi d’une graphiste, Cécilia Bonnet et d’amis tels que Yanis et Mehdi Hamnane qui sont à la réalisation du premier clip, “Do it Anyway”.

Que font-ils ?

« C’est un mélange de nos influences mais après le but c’est pas de réussir à regrouper au maximum toutes les influences qu’on a, c’est de réunir ce qu’on aime le plus de ces influences pour en faire quelque chose de vraiment différanciant et différent. Il s’agit de digérer et créer quelque chose. »

Ce qu’ils « digèrent » dans ce mix d’influences, ce sont des groupes Moderat ou encore Jungle qu’ils adorent tous. « Ce serait compliqué de faire de la musique en n’aimant pas les mêmes choses » concluent-ils. Avec la voix « sexy » et « soul » d’Hausmane en chanteur lead, suivie par celle d’Adrien en voix de tête, les chanteurs confirment avoir trouvé très « naturellement » un code de voix qui leur correspond. Leur objectif ? Donner une place assez « sage » aux voix, dans des morceaux où la rythmique reste très présente.

Et à Rock en Seine ?

Rock en Seine était le point final de cette tournée estivale. Ils ont eu l’occasion de donner le meilleur d’eux-mêmes : des morceaux aux voix claires et aux lignes mélodiques fortes. Une atmosphère électrique était présente avec eux sur scène et parmi le public. Un rapide aperçu des émotions fortes vécues durant le festival a été posté sur leur page facebook. On espère revivre cette même ambiance très prochainement.

ADY SULEIMAN, du football à la musique

Qui est-ce ?

C’est un chanteur et songwriter né à Grantham au Royaume-Uni. Son souvenir le plus ancien le rattachant à la musique date de quand il avait 14 ans. Il se rappelle avoir quitté le football, la raison invoqué était qu’il ne voulait pas se lever pour aller jouer un dimanche matin. Alors ses parents on déclaré que s’il quittait le football, il devait trouver autre chose à faire à la place et son choix s’est tourné vers la musique. Cela étant, Ady confie : “I never expected it to go this well and to go this far. Music was always a dream to me and it’s nice to some kind living it.” (« Je n’ai jamais imaginé que ça irait si bien et si loin. La musique a toujours été un rêve pour moi et c’est sympa de pouvoir le vivre en quelque sorte. »)

Que fait-il ?

De la néo-soul principalement. Il explique « It’s a more primitive.» (« C’est plus primitif »). Il ne souhaite pas s’embarrasser de trop d’aspects techniques mais souhaite avant tout faire passer « des sentiments et des émotions ».  Cela étant, il ne se limite pas à un seul genre, son album va parfois dans des tons plus pop ou plus reggae. Ses influences ? « Jimi Hendrix was the gateway » (“Jimi Hendrix était la passerelle”) répond-il simplement. Concernant ses chansons, il admet s’identifier très souvents aux personnages qu’il y dépeint, notamment dans « Wait for you » ou « So lost ».

Et à Rock en Seine ?

Le chanteur confie qu’il ne savait pas trop à quoi s’attendre. “I was absolutely shocked by the size of the stage.” (« J’ai été totalement choqué par la taille de la scène ! ») et pour cause, le chanteur à eu droit à la Grande Scène du festival, ce qui l’a beaucoup amusé. A cela il ajoute que “The audience looked really attentive for an early performance […] and the staff behind the scenes were great. A real pleasure to play here, today !” (« Le public a eu l’air très attentif pour un show en début d’après-midi  […] et le staff en coulisse était super. Un vrai plaisir de jouer ici, aujourd’hui ! »).

Ady Suleiman sera de retour à Paris le 13 octobre prochain au Pop-Up du Label. D’ici là, d’autres groupes nous viendront de l’étranger comme La Luz, un quatuor féminin en provenance de Los Angeles et qu’on retrouvera au Point Ephémère dès le 20 septembre.