Le Roi Arthur #3 : rencontre avec Morgane Cabot; « le théâtre est fait pour rêver »

Le Roi Arthur #3 : rencontre avec Morgane Cabot; « le théâtre est fait pour rêver »

Un après-midi d’août près de la place Monge, Sorb’on a eu l’occasion d’assister aux répétitions de la pièce de théâtre Le Roi Arthurmise en scène par Jean-Philippe Bêche et de s’entretenir avec Morgane Cabot qui interprète Guenièvre. Retour sur sa carrière et entretien sur son rôle dans Le Roi Arthur.

Morgane, qui jouera dans le Roi Arthur, commence sa carrière de comédienne à l’âge de 16 ans dans le film Trois Petites Filles (2004) réalisé par Jean-Loup Hubert. Elle apparaît ensuite dans plusieurs téléfilms et séries TV : La Battante, Fête de Famille, Vénus & Apollon, Les Oubliées…

Egalement musicienne, auteure, compositrice et interprète, Morgane monte son propre projet musical en 2013 dans un groupe baptisé SoPoP et sort un premier EP. Le trio monte sur scène à Paris mais également en province et va jusqu’à faire la première partie des Fréro Delavega.

Morgane commence sa carrière au théâtre en 2017 aux côtés de Michèle Bernier dans Folle Amandaet dans un spectacle musical intitulé Welcome to Woodstock.

Elisa HUMANN : Comment vous êtes-vous retrouvée dans ce projet ?

C’est Laurence Lustyk, la directrice de casting de la pièce  qui m’a contactée pour me parler du rôle que j’allais interpréter puis je me suis longuement entretenue avec le metteur en scène.

A-t-il toujours été question du personnage de Guenièvre ?

Oui tout de suite car il y avait eu des lectures et des représentations plus tôt que prévues avec un premier casting au Théâtre de l’Epée de Bois mais malheureusement, certains interprètes travaillaient sur d’autres projets en même temps. Il y a donc eu un deuxième casting dont je fais partie.

Qu’est-ce qui vous a plu dans le personnage ?

J’ai des origines bretonnes (rires) donc l’histoire du Roi Arthur me parle forcément. Le rôle et la pièce sont magnifiques et le texte signé Jean-Philippe Bêche est sublime. Il y a beaucoup d’éléments à défendre. Par exemple, le personnage de Guenièvre est celui d’une femme fragile d’un côté et forte de l’autre de part son statut royal. Elle est amoureuse de deux hommes et incarne une certaine modernité de ce fait. Cependant, je ne pense pas qu’il y ait un dilemme entre Arthur et Lancelot car Guenièvre est très amoureuse d’Arthur, son âme sœur, tandis que Lancelot représente un besoin exclusivement physique, mais également la figure de ce qui est interdit.

Arthur Pendragon et Guenièvre. Crédit photo : Cédric Vasnier

Est-ce que savoir que vous alliez interpréter Guenièvre vous a convaincu de participer à ce projet ?

Le fait de l’avoir su tout de suite a contribué au fait que j’ai vu ce rôle comme une opportunité, alors j’ai foncé !

Dans votre relation au personnage, avez-vous le sentiment de lui avoir apporté une part de vous ?

Oui, évidemment. On prend toujours une partie de soi et on le mélange avec le personnage.

Crédit photo : Cédric Vasnier.

Que pensez-vous des personnages féminins et du fantastique au théâtre ?

Je pense que les personnages féminins gagnent à être plus présents car l’inégalité entre les rôles hommes/femmes persiste au théâtre. Ils permettent de donner une présence supplémentaire. Néanmoins, dans une pièce comme Le Roi Arthur, il y a une égalité des rôles dans la force des personnages. Mais on en demande toujours davantage car le théâtre est fait pour rêver. A partir de l’instant où l’on décide d’y croire, on peut aller loin avec notre imaginaire.

Sorb’on remercie Morgane Cabot pour sa disponibilité et Mara Villiers qui a permis le bon déroulement de cet entretien.