Le Prix de la rentrée : c’est moins cher cette année !

Le Prix de la rentrée : c’est moins cher cette année !

Comme tous les ans, les études sur le coût de la rentrée étudiante sont tombées, comparant les années et les régions. Sorb’on vous a donc fait un petit résumé, pour savoir à quelle sauce vous allez être mangés !

La rentrée est moins chère que l’année dernière ! Selon la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE), un étudiant lambda paierait en moyenne 163 euros de moins qu’à la rentrée 2017. La somme dépensée par les étudiants dès la rentrée est passée, à l’échelle nationale, de 2403 euros l’année dernière à 2240 cette année. Malgré tout, les étudiants franciliens ont encore de bonnes raisons de s’inquiéter pour leur portefeuille, et ce parce que la rentrée en Ile-de-France serait en moyenne de 2913 euros, soit 673 euros plus chère qu’à l’échelle nationale. Quelles dépenses se cachent derrière ce coût ?

Une baisse des dépenses relatives à
l’inscription

En
plus des frais d’inscriptions, les étudiants doivent cette année
payer la Contribution à la Vie Etudiante et de Campus (CVE-C). Cette
nouvelle cotisation, qui s’élève à 90 euros, est comprise dans la
loi ORE promulguée le 8 mars dernier. Selon les textes officiels,
l’objectif est de « favoriser l’accueil et l’accompagnement
social, sanitaire, culturel et sportif des étudiants et à conforter
les actions de prévention et d’éducation à la santé réalisées à
leur intention
». Concrètement, il s’agit de financer les
pratiques sportives, les associations étudiantes, des équipes
d’assistants sociaux, etc.

Le grand perdant est le Régime de Sécurité Sociale Etudiante (RSSE), pour lequel les étudiants n’ont plus besoin de payer, ce qui les soulage tout de même d’une dépense de 217 euros. Globalement donc, les frais d’inscriptions en université sont moindres que l’année précédente. Mais c’est sans compter les écoles privées, dont le coût moyen est de 4 800 euros par an, faisant grimper les chiffres.

Les dépenses de la vie courante

Il s’agit d’une grosse partie des dépenses que les étudiants doivent faire dès la rentrée. En effet, elles s’élèvent à 1270 euros sur les 2913 payés à la rentrée par un étudiant francilien. Elles comprennent : le téléphone et internet, l’alimentation, les loisirs, les transports, la santé, le matériel pédagogique et, bien sûr, le loyer.

Si on prend l’exemple des transports, on peut bien se rendre compte des inégalités de dépenses entre les franciliens et les autres étudiants de France. Eh oui ! le prix de la carte Imagine’R s’élève à 350 euros pour les 5 zones. Cela représente au final une dépense de 4 euros de plus par mois pour les étudiants franciliens. A cette différence, il faut ajouter le fait que le tarif réduit de la carte ne concerne pas les doctorants, et que certains départements, comme la Seine Saint-Denis, ne proposent aucune aide pour les boursiers sur ce point.

La grande question des logements

C’est cette partie des dépenses qui a tendance à donner le plus de sueurs froides aux étudiants. En moyenne toujours, 640,75 euros passent dans le loyer, pour des logements compris entre 9 et 20 mètres carrés en Ile-de-France. Il s’agit d’une augmentation de 0,91%. Elle peut paraître légère en tant que chiffre, mais se concrétise par des difficultés supplémentaires pour de nombreux étudiants, en s’ajoutant à la baisse des APL décidée l’année dernière par le gouvernement.

De plus, le CROUS augmente, lui aussi, ses loyers de deux euros. Le coup est plus dur encore une fois pour les franciliens, le loyer moyen étant de 468 euros pour les étudiants des autres régions. Pour gérer la tension locative, certains attendent l’aboutissement d’une promesse de Madame Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur : celle d’ouvrir 60 000 nouveaux logements pour les étudiants.

La
baisse globale des frais d’inscription est donc compensée par une
augmentation du coût de la vie courante, notamment à travers les
loyers. C’est une vérité qui peut poser problème à de nombreux
étudiants, notamment parmi les franciliens, qui représentent 26% de
la population étudiante française. Mais on vous souhaite tout de
même une bonne rentrée !

Crédit photo : VL