Semaine en Bref — Attaque terroriste en Iran, négociations du Brexit “dans une impasse”, audition de Benalla au Sénat…

Semaine en Bref — Attaque terroriste en Iran, négociations du Brexit “dans une impasse”, audition de Benalla au Sénat…

Sorb’on revient pour vous sur les dix faits marquant l’actualité de la semaine !

TERRORISME :  Un défilé militaire iranien pris pour cible par Daesh

Alors que tout le pays célébrait la Journée nationale des forces armées, les commémorations de l’invasion de l’Iran par l’Irak à Ahvaz, ville dans le sud-ouest du pays, ont fini dans le sang. Plusieurs hommes armés ont tiré dans la foule et sur les militaires en train de défiler ce samedi 22 septembre. L’organisation Etat Islamique a revendiqué cette attaque dans un communiqué publié via son organe de presse. Le bilan n’a cessé de s’alourdir dans la journée. On comptabilise 29 morts et 57 blessés. Le président iranien, Hassan Rohani, s’est exprimé sur cette attaque en promettant une réponse “terrible”.

GÉOPOLITIQUE : Une nouvelle « zone démilitarisée » est nommée en Syrie

Cette semaine la Russie et la Turquie se sont accordé pour délimiter une nouvelle « zone démilitarisée » en Syrie. Il s’agit de la province d’Idleb, qui compte près de 3 million d’habitants. Elle passera sous le contrôle d’une coalition russo-turque à partir du 15 octobre. Concrètement l’armée turque et la police militaire russe sont sur place. L’idée est de protéger cette zone et ses habitants, et d’en faire une zone tampon pour les civils, entre des territoires tenus par le régime et des territoires tenus par les insurgés. Pour rappel, la Russie soutient le régime de Bachar el-Assad et la Turquie de son côté soutient les rebelles. Ces deux pays sont devenus incontournables dans le dossier syrien et avancent bien souvent des négociations de leurs côtés, sans le concert du reste de la communauté internationale.

POLITIQUE : Audition d’Alexandre Benalla et Vincent Crase devant le Sénat

L’un a choisi le public, l’autre avait demandé le huis-clos qu’il s’est vu refusé. Alexandre Benalla et Vincent Crase ont répondu individuellement mercredi 19 septembre aux questions des sénateurs de la Commission d’enquête. Alors qu’il se sentait “contraint” de venir, Alexandre Benalla a été auditionné pendant plus de deux heures par les sénateurs contre une demi-heure pour Vincent Crase.

Je n’étais pas le garde du corps d’Emmanuel Macron et je ne l’ai jamais été” a martelé l’ancien chargé de mission de l’Elysée, sur les questions de son emploi auprès du candidat et président. Benalla a défini son poste comme “l’interface entre Emmanuel Macron et l’organisation de la campagne”. Selon lui, son poste mêlait sécurité, logistique liées aux déplacements publics et privés du président, même à l’Elysée. Ensuite, sur les questions sur le port d’arme, Benalla répond que son arme était “pour [sa] sécurité personnelle”. Il estime avoir été le plus exposé dans la campagne. Aussi, il admet qu’il a pu être armé lors de déplacements publics et privés avec le chef de l’’Etat. Concernant sa rétrogradation à cause de ses exactions lors de la manifestation du 1er-Mai, l’ancien proche d’Emmanuel Macron affirme l’avoir vécu comme une humiliation.

Quant à l’audition de Vincent Crase, ce dernier a affirmé être recruté dans le mouvement En Marche puis réserviste dans le commandement militaire du palais de l’Elysée par la recommandation d’Alexandre Benalla qu’il connaissait depuis 2009. Crase a affirmé “qu’il n’y avait pas de lien hiérarchique entre [Benalla] et [lui]” et que leur relation était uniquement informelle. Aux questions des sénateurs sur l’emploi de Benalla, Crase a préféré garder le silence.

ÉTATS-UNIS : Washington réduit le nombre de réfugiés accueillis au pays

Donald Trump reste inflexible sur ses positions sur l’immigration, ou plutôt contre l’immigration. Et cette semaine, son administration a annoncé la réduction drastique du nombre de réfugiés accueillis par les États-Unis. De 45 000 en 2018, le quota va passer à seulement 30 000 en 2019, ce qui représentera le plus bas niveau historique des États-Unis. Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a justifié cette décision en ces termes : « Les quotas de réfugiés pour cette année doivent être pris en considération dans le contexte des nombreuses autres formes de protection et d’assistance offertes par les États-Unis. », invoquant notamment d’autres « programmes humanitaires coûteux » menés par son gouvernement. Et il a ajouté « Nous sommes et nous continuerons d’être la nation la plus généreuse du monde».

ROYAUME-UNI : Les négociations du Brexit s’enlisent

Les négociations pour le Brexit sont « dans une impasse »… Ce sont les mots de Theresa May elle-même, Première ministre britannique, au sujet des pourparlers entre son pays et l’Union Européenne. Elle accuse notamment Bruxelles de manquer de « respect » à l’égard des requêtes anglaises, en rejetant les propositions de son pays « sans explication détaillée et sans contre-proposition ». À ce jour, le Royaume-Uni aimerait institutionnaliser le maintien d’une relation économique privilégiée avec l’Union Européenne, qui s’appellerait le « plan de Chequers ». Il s’agit entre autres de créer une nouvelle zone de libre-échange pour le Royaume-Uni et l’Union Européenne, et le commerce de biens industriels et de produits agricoles. Theresa May accuse l’Union Européenne de ne pas lui faire savoir concrètement « les vrais problèmes » que cela pose, ni de lui proposer aucune alternative. « D’ici là, nous ne pourrons faire aucun progrès » ajoute-t-elle.

TANZANIE : Naufrage d’un ferry surchargé qui fait plus de 200 morts

Surchargé de voyageurs et de marchandises, le bateau MV Nyerere à destination de l’île d’Ukara au sud du lac Victoria, a coulé ce jeudi 20 septembre dans l’après-midi. Les autorités mènent des opérations de recherches des victimes. Depuis samedi, on dénombre au moins 200 morts et une quarantaine de rescapés. Le président tanzanien, John Magufuli, assure que “tous les responsables seront absolument punis” à cause de leur “négligence”. Un naufrage qui rappelle celui en 1996 qui avait fait plus de 700 morts.

CORÉE DU NORD : Kim Jong-un promet de se rendre en visite officielle en Corée du Sud

Les sœurs ennemies, la Corée du Nord et la Corée du Sud, entament un nouveau chapitre de la réconciliation. Cette semaine, s’est tenu la troisième rencontre officielle entre les deux dirigeants, de ces six derniers mois. C’est le président sud-coréen, Moon Jae-in, qui s’est rendu en Corée du Nord, pour rendre visite à Kim Jong-un. Trois rencontres en six mois, c’est un record historique pour les deux pays. Et Kim Kong-un a, quant à lui, promis qu’il viendrait rendre visite au président sud-coréen « dans un avenir proche », à Séoul, en Corée du Sud. L’objet de ces visites a surtout en ligne de mire les négociations pour l’arrêt du programme nucléaire de la Corée du Nord. Pyongyang aurait d’ailleurs promis de fermer l’un de ses sites d’essai de missiles.

UNION EUROPÉENNE : Sommet des 27 sur l’immigration

Les vingt-sept pays membres de l’UE se sont réunis pour réfléchir à la politique migratoire en Europe. Ils se sont réunis à Salzbourg en Autriche. Depuis le pic des flux migratoires en 2015, les côtes européennes reçoivent beaucoup moins de bateaux de réfugiés, et pourtant les pays de l’UE ne sont pas plus solidaires entre eux et continuent de se disputer pour la répartition de ces derniers. Le problème pour l’instant vient surtout des pays de l’Est qui refusent catégoriquement les demandeurs d’asile. Et par la force des choses, avec le risque que le partage des réfugiés ne se concrétise pas vraiment entre les pays de l’UE, les pays méditerranéens, notamment l’Italie, refusent de plus en plus d’ouvrir leurs ports, de peur d’être débordés ensuite.

CORÉE DU NORD : Kim Jong-Un prêt à fermer un site de tirs de missiles devant des inspecteurs internationaux

En marge de la visite officielle du dirigeant de la Corée du Sud en Corée du Nord, le président Moon Jae-In a annoncé que Pyongyang acceptait de fermer un site balistique “en présence d’experts des Nations concernées”. Le président sud-coréen a aussi affirmé que la Corée du Nord refermait le site nucléaire de Yongbyon si les Etats-Unis prenaient “des mesures correspondantes”.

ÉDUCATION : Le gouvernement annonce 1 800 suppressions de postes en 2019 et la fin du numerus clausus

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé, lundi 16 septembre, la suppression de 1 800 postes dans l’Éducation pour l’année scolaire 2019-2020. Jean-Michel Blanquer explique dans une interview donnée au Figaro que ces suppressions concerneront uniquement “le second degré et les services administratifs”. Il ajoute que “le volume d’enseignement sera évidemment maintenus à travers le recours aux heures supplémentaires”.

En parallèle de cette annonce, la ministre de la Santé a annoncé la suppression du numerus clausus, le concours passée en première année de licence médecine dès la rentrée 2020.

Article rédigé par Gaëlle Kabongo et Marie Mougin

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