Novo Amor

Novo Amor

À l’occasion de la sortie de son nouvel album Birthplace le 19 octobre, nous avons rencontré Novo Amor, mercredi 24 octobre. Ali John Meredith-Lacey, alias Novo Amor est un chanteur, multi-instrumentaliste (guitare, piano, batterie), producteur et compositeur gallois, qui s’est tout d’abord fait connaître par son premier EP, Woodgate.

 

Quel est le message de Birthplace, votre nouvel album ?

Birthplace parle de rétrospective, le fait de repenser au passé, de se libérer de ce passé… C’est moi migrant de moi-même, si ça fait sens ? Et je change ma vie avec la musique, parce que je n’aimais pas là où je me trouvais. Ce nouvel album je le ressens comme un accomplissement de soi, un atterrissage. A présent, je regarde de nouveau cet endroit représenté sur la pochette de mon album, qui symbolise le passé mais avec des yeux nouveaux. Désormais c’est plus devenu un flashback joyeux des choses qui me sont arrivées et de mes rencontres passées. Ce n’est plus l’apitoiement que je cherchais un peu dans mes anciennes musiques. C’est moi remerciant ces sept dernières années. Et ça exprime les raisons pour lesquelles j’ai tout recommencé.

Est ce que vous pouvez nous parler un peu plus de la couverture de votre album ?

La pochette de l’album est censée exprimer un changement envahissant, avec les rubans et les drapeaux, ça représente la fête. C’est  une célébration, que personne ne nettoiera le jour suivant. Ce sont des éléments qui ont été laissés et qui sont envahis par la végétation. C’est comme un regard dévié sur le passé. J’ai lu quelque chose qui disait, que, plus tu essaies de te rappeler en détails d’un événement passé, plus ton cerveau va le modifier. Ces modifications peuvent être dans la couleur ou un détail. En fait à chaque fois qu’on se remémora  cet événement, on se rappellera de la dernière fois qu’on y avait pensé et non de l’événement en lui-même. Et c’est pour ça qu’il y a autant d’éléments sur la couverture, des choses qui n’étaient pas là avant.

Un rapport entre Birthplace et vos précédent EPs?

Oui, Birthplace a des liens très forts avec Woodgate et Bathing Beach, puisqu’ils parlent aussi de « cet » endroit. Mais pas avec Heirless, étant donné que c’était une collaboration avec Ed Tullet. En soi, c’est aussi lié avec Heirless comme Ed était là pendant une grosse partie de la production de l’album. Lorsqu’on produisait Heirless, on composait beaucoup de mélodies, dont certaines se sont retrouvées dans ce nouvel album. Donc on peut dire que son travail parcourt aussi Birthplace.

Comment avez-vous commencé à travailler avec Ed Tullet ?

C’était par un ami, qui soutenait son tour en 2013. Je suis allé à son concert et je me suis présenté. A l’époque, il a dormi chez moi et puis le matin, on a pris nos guitares et on a commencé à jouer. Après ça, il est revenu et on a adoré travailler tous les deux et c’est ma seule collaboration jusqu’à présent. Faire une collaboration, c’est aussi l’idée de faire la meilleure musique possible ! Je veux surtout faire ma musique du mieux possible.

Dans le procédé d’écriture, sur quoi mettez vous l’accent ? Le sens des mots, la sonorité…?

Je pense que ce qui est le plus important pour les mots, c’est qu’ils rendent bien à l’oreille. Quand j’écris, j’ai déjà ma mélodie de prête et je pose des syllabes par dessus en jouant au piano d’abord. Je chante des mots qui n’ont pas de sens et finalement j’y attache des mots et du sens naîtra de ça. A partir de là, on trouve naturellement du sens dans les paroles. Et après je remplis le reste de la chanson, avec un sens plus profond. Toutes les chansons ont du sens en elles mais les mots rendent ce sens très vague pour que les gens puissent y trouver leurs propres interprétations. Je n’ai pas envie que l’histoire soit servie sur un plateau en argent. Je ne souhaite pas non plus que les gens écoutent ma chanson et se disent « oh oui cette chanson est définitivement à propos de ça ». En réalité, je préfère que ça reste un peu secret.

Est-ce votre premier concert à Paris ?

Non c’est le deuxième, j’ai joué au Mama Festival l’année dernière. Donc disons que cette année, c’est mon premier show « perso  » à Paris, je suis super impatient !

Comment était votre toute première expérience sur scène ?

La toute toute première ? C’était en 2013, j’ai dû jouer devant dix personnes, dans un sous-sol à Londres. J’étais si stressé que j’ai dû boire une bouteille entière de vin… J’avais du mal à tenir ma guitare pour jouer à cause de ça, c’était terrible. Je ne pensais pas être quelqu’un de stressé avant de monter pour la première fois sur scène. Aujourd’hui, cinquante shows plus tard, je commence tout juste à m’y habituer.

De nouveaux projets en préparation ?

J’ai joué dans un projet qui va sortir l’année prochaine. C’est le projet d’un proche, appelé « hailaker ». C’est un projet underground, personne n’en a entendu parlé encore… J’ai joué de la guitare, de la batterie et du piano dessus. Ce n’est pas mon projet, mais ça me prend pas mal de temps avec le touring, l’enregistrement et la tournée au printemps ! Dans le futur, j’aimerais beaucoup faire de la musique pour des films mais c’est difficile de se projeter…

Crédit photo : AllPoints

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