Do you speak basketball ?

Do you speak basketball ?

Pour cette nouvelle saison, le journal préféré de tes journalistes préférés s’est mis en tête de faire découvrir ce sport pas si bien connu que ça et qui ne cesse pourtant de monter. On commence tout de suite avec un article pour vous démontrer par A+B pourquoi ce sport est si unique.

Salut à toi, lecteur de Sorb’on qui s’aventure dans les fascinants méandres du sport. Et particulièrement ceux de ce sport fantastique bien que méconnu qu’est le basket-ball. Tu as peut être vu passer sur Facebook quelques compil’ d’actions spectaculaires de ce sport de golgoths qui pourtant n’évoque pour toi que de longues heures d’EPS dans un gymnase fleurant bon la chaussette d’athlète, le tout accompagné de ton prof dans son jogging immaculé. Un sport chargé d’une histoire et d’une culture qui nous semblent si près mais en même temps si loin. Et que l’on va tenter de vous faire découvrir d’un peu plus près cette année dans nos colonnes. C’est pourquoi les arguments qui suivent (tous plus ou moins recevables) visent à te convaincre que ce sport est génial. Et que la balle orange constitue une philosophie de vie au bord de la religion. Petit florilège :

Un sport qui est certain de te maintenir éveillé devant ton match

Tout d‘abord parce que c’est un sport époustouflant où l’on ne s’ennuie jamais. En effet, si t’en as marre de voir l’OM se faire balader en prime time le dimanche soir, tu peux aussi zapper sur ton match du NBA Sundays (21h30). Là où le ballon a le temps de faire 3 fois l’aller-retour du terrain en l’espace de 30 secondes. Où les meilleurs peuvent te marquer à la dernière seconde le panier de la victoire depuis le milieu du terrain… Le tout dans une salle complètement en feu si l’équipe victorieuse joue à domicile.

En effet, tu as beau être le plus fervent des supporters, il est peu probable que tu fasses plus de 2000 km tous les quatre matins pour aller soutenir tes petits gars… Ce qui donne donc des salles de 50.000 personnes très souvent remplies à craquer et surchauffées. En bref, une ambiance dont rêvent les supporters de l’AS Monaco tous les week-ends.

Tout simplement parce qu’il y en a pour tous les goûts. Suivre la longue et nocturne NBA est trop conflictuel avec ton rythme de sommeil ? Pas de panique ! Tu peux aussi te passionner pour nos championnats français et européens ! Certes moins spectaculaires, mais plus tactiques, techniques et surtout collectifs que leur version outre-Atlantique. Celle-ci est en effet de plus en plus décriée pour n’être qu’un concours de tirs lointains ou d’actions plus spectaculaires les unes que les autres sans souci de jeu.

Pour commencer à petite dose, on peut aussi te proposer un forfait « équipe nationale », que ce soit aux J.O. ou en championnat du monde/d’Europe. Il te permet durant une dizaine de jours de te régaler devant nos Bleus… Et de développer une animosité irrationnelle pour nos voisins espagnols, qui se dressent sans cesse sur notre route ! Même si pour les compétitions internationales, l’adage Lineker est de mise : le basket est un sport qui se joue à 5 contre 5, et à la fin, ce sont toujours les Américains qui gagnent.

Un sport qui « speak french » plus qu’on ne le pense

Parce que Cocorico tout simplement ! Eh oui, ce sport a été inventé en 1891 par le Dr. James Naismith. Suite à la demande de ses étudiants et collègues de trouver un sport d’intérieur lorsque les terrains étaient impraticables, le premier terrain de basket a  bel et bien été construit chez nous… Dans un gymnase qu’il est toujours possible de venir visiter ! Alors si le cœur t’en dit, n’hésite pas !

Mais aussi et surtout parce qu’avec ses 10 joueurs en lice, la France possède bien le deuxième contingent étranger le plus important de la NBA. En figure de proue, on peut encore et toujours compter sur un éternel Tony Parker. Mais si, tu sais, le millionnaire champion NBA qui sortait avec Eva Longoria ! Dont la seule erreur aura été de se lancer dans le rap. Puis on a beau dire, mais voir notre Rudy Gobert national écraser un dunk sur la tête de l’Espagnol Pau Gasol produit un petit sentiment de satisfaction purement chauvin.

©Sylvain Ribstein pour Atlas Obscura, Le premier terrain de Basket dans un gymnase français

C’est parfois bien plus qu’un sport

Enfin, le basket-ball fait partie de ces rares sports qui parfois transcendent le simple cadre de l’exercice sportif, tant il est chargé de symboles, d’histoire mais aussi de culture. Derrière cette assertion des plus philosophiques se trouve une porte d’entrée vers toute cette histoire. Tout un pan de « street » et d’ « urban » culture, que ce soit bien sûr aux USA mais aussi en France. Englobant à la fois ses bons (nombreux sont les joueurs issus de milieux très défavorisés qui s’en sont sortis grâce à ce sport) comme ses mauvais côtés (historiquement, le basket a souvent été associé à une culture ‘bad boy et ‘gangsta’ avec toutes les dérives que cela peut impliquer).

On peut notamment citer en parfait exemple le Quai 54. Il s’agit du plus grand tournoi  de « street-ball » au monde, qui a choisi la ville-lumière pour écrin. Un symbole à lui seul de ces cultures encore considérées comme « sous-cultures ». Mais qui peuvent se révéler être de fascinantes portes d’entrée vers ce sport unique qu’est le basket.

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