Le Nomos Festival ou comment participer à un projet solidaire par la fête

Le Nomos Festival ou comment participer à un projet solidaire par la fête

Le 13 octobre dernier, à l’EP7 (Paris XIIIe), le Nomos Festival a réussi à allier fête et humanitaire, en mettant au cœur de leur événement le projet Bisibus porté par Enactus CELSEA.

Celui-ci consiste en la mise en place de lignes de ramassage scolaire au Rwanda, pour aider le pays à pallier à un manque de mobilité qui affecte surtout sa population juvénile. Retour sur un événement pour le moins étonnant. 

Un festival aux allures modestes mais à grande ambition

C’était le souhait de ces étudiants avec leur projet de festival : mettre en valeur une association, une façon pour eux d’apporter leur pierre à l’édifice du projet. « Tout d’abord, il y a eu la présentation d’Enactus. C’est une association qui m’avait beaucoup plu mais je ne me sentais pas de m’investir dans une association de cette façon-là. En fait, la volonté de soutenir Bisibus avec ce festival, c’est donner au projet une visibilité auprès d’un public qui pour l’instant n’était pas encore là. En effet, le public « teuffeur » ne va pas forcément connaître Enactus. Et cette initiative permet justement de faire un relai en plus », explique Thomas, un des organisateurs de Nomos.

Et c’est réussi ! Le cadre avait tout pour plaire : l’EP7, un café branché du 13earrondissement, à deux pas de la BNF et de l’Université Diderot. La journée se composait de deux temps : d’abord, un moment de partage et de débats, qui consistait surtout en la présentation d’ENACTUS et de son projet, ainsi que les enjeux de la question de la mobilité au Rwanda ; ensuite évidemment la scène se vidait pour laisser place aux musiciens.  

Un festival étudiant

Nomos connaît bien son public : il s’agit d’un projet pour et par des étudiants. Cette proximité était très agréable, avec des organisateurs détendus et souriants, toujours à l’écoute des personnes présentes. Le public visé était donc principalement jeune, même si, bien entendu, tout le monde pouvait participer. 

Afin de se mettre dans l’ambiance détendue d’un festival, des maquillages hauts en couleur portés notamment par les membres du projet, ainsi que des stands d’un reportage photo pris au Rwanda. Mais qui dit bar dit petite bière. Et elles aussi se sont engagées pour l’association, car pour chaque boisson consommée, une partie du prix était reversée à Bisibus. 

A partir de 18 heures, l’EP7 est entré dans le vif du sujet : les concerts ! Des artistes aussi variés que 97zoo, Obsimo ou Boy Racer ont mis l’ambiance pour les étudiants sur place, et la musique a continué non-stop jusqu’au bout de la nuit. 

Finalement, Nomos relève le défi : des jeunes, de la musique, de l’ambiance, de la joie, un véritable festival urbain malgré les humbles moyens de leurs organisateurs. Le tout encadré par une atmosphère d’entre-aide, de solidarité et de curiosité par rapport à l’autre, qui permet à Bisibus de raconter son histoire à un auditoire plus large. 

En ce qui concerne le projet en lui-même, c’est un autre sujet, que nous vous proposerons de découvrir bientôt. 

En bref, vous l’aurez compris, une première édition réussie pour ce festival. Hâte de voir ce qu’ils nous proposeront l’année prochaine. 

Crédit Photo : EP7

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