Concilier sport et études

Concilier sport et études

Jusqu’à 25 ans, plus de neuf Français sur dix déclarent pratiquer une ou plusieurs activités sportives, selon l’Institut national de la Jeunesse et de l’Éducation populaire. Cependant, nombre d’étudiants témoignent d’un certain manque de temps par rapport aux cours. D’autres déplorent le prix élevé propre à certaines pratiques sportives, ainsi que le manque de services proposés à l’Université.

Alors, le sport et les études sont-ils conciliables ?

Pourquoi faire du sport en tant qu’étudiant ?

En cette fin de semestre où seul le mot « partiel » résonne dans nos têtes. La maxime « un esprit sain dans un corps sain » – ou pour les puristes, « mens sana in corpore sano » – prend tout son sens. D’après l’OMS, le sport est un élément fondamental d’une bonne hygiène de vie, tant au niveau du sommeil que de la forme physique. Mais au-delà de cette considération évidente, la pratique régulière d’une activité sportive permet également d’évacuer le stress et de renforcer la concentration. Bref, on ne soulignera jamais assez les bienfaits du sport pour les étudiants.

Combiner études et sport

Néanmoins, allier réussite scolaire et pratique régulière d’une activité physique s’avère être une tâche ardue pour l’étudiant. Pour cause principale, l’argument financier est mis en avant.

Évidemment, les porte-monnaies des étudiants ne sont pas à rallonge. Et compenser cela par un emploi aboutit souvent à une baisse des résultats scolaires. Par ailleurs, en 2018, le tarif mensuel d’un abonnement dans une salle de sport de la capitale est de 50€ en moyenne selon le site Combien coûte, un record en France. De même, le coût d’une licence en club peut s’avérer élevé pour certains sports (entre 60€ et 100€ pour le football d’après l’intern@ute) ainsi que le prix des équipements (vêtements, chaussures, accessoires). Financièrement, il est donc difficilement envisageable pour un étudiant de varier les discipline ; le running, un des sports les plus complets et engageant le moins de dépenses, représente logiquement l’un des plus accessibles pour les jeunes.

D’autre part, la fac nécessite un rythme assez soutenu de travail personnel tandis que les classes préparatoires imposent une cadence effrénée à ses élèves. Nécessairement, cela entraîne un manque de temps libre, qui rend la pratique du sport plus difficile pour les étudiants.

Des solutions initiées par l’État mais pas toujours récompensées

Toutefois, l’État a établi une collaboration entre le ministère des Sports et celui de l’Éducation nationale afin de promouvoir l’accès au sport pour les jeunes, dans un objectif d’insertion sociale notamment. Concrètement, cinq fédérations scolaires et universitaires (comme l’UNSS dans les établissements du secondaire) ont été mises en place, en même temps que la création de l’Association Sportive à la fac.

Le point fort de l’UNSS, notamment, est de permettre aux jeunes – en plus de l’EPS obligatoire – de pratiquer une activité sportive à un coût bas : le prix de la licence est fixé aux alentours de 25€.

Cependant, la forte concentration humaine à la fac entraîne souvent un engorgement des cours de sport proposés au sein de celles-ci. Également, assister à ces séances n’est pas attractif financièrement pour les étudiants ; pour prendre l’exemple du basketball à Paris 1, le prix du certificat est fixé à 30€ tandis que celui de la licence permettant de participer à des compétitions est établi à 50€.

Initiatives étudiantes

Malgré ces entraves au développement de la pratique du sport à l’Université, certains étudiants débordent d’énergie et de créativité, et entendent bien pallier ces problèmes. Des alternatives sont mises à l’œuvre, afin de permettre à chaque étudiant de pratiquer le sport comme il le conçoit. En voici quelques exemples.

D’une part, L’Œkoumène Sorbonne – l’association des étudiants en Géographie de Paris 1 – ont récemment initié le « Runkoumène ». Il s’agit d’une course solidaire organisée avec la Fondation Movember. Ce projet est très intéressant car il permet ainsi de conjuguer activité physique et engagement associatif.

D’autre part, l’ADDE – association étudiante de la filière droit-économie à Paris 1 – a quant à elle lancé son Pôle sport, afin d’initier des évènements sportifs. Les activités s’articuleront autour de valeurs positives telles que le dépassement de soi et l’effort collectif. Elles ont pour but de créer voire renforcer les liens entre les étudiants.

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