Une vague d’énergie verte

Une vague d’énergie verte

C’est clair, une fac consomme énormément de « watts ». Devenir plus « green », est-ce possible ?

Le « Green Watts Challenge » l’a montré. Sorb’on a interrogé l’association Green Wave Sorbonne sur ce projet.

Un vent nouveau grâce à une asso

Un étudiant, ça consomme. Du papier, du café, oui, mais surtout de l’énergie. On l’oublie souvent : ce n’est pas seulement en changeant notre alimentation mais aussi en changeant notre consommation énergétique qu’on peut faire un geste pour l’environnement. « Green Wave », ce n’est pas uniquement des paniers bio distribués chaque mercredi, c’est aussi plein d’autres projets chaque année. Et cette année, pour la première fois, la seule association de Sorbonne Université qui s’engage pour l’environnement participe au « Green Watts Challenge ».

Students for Green Watts – ready, steady, go !

Les étudiants sont-ils prêts à changer ? Si oui, qu’est-ce qu’ils peuvent faire concrètement ? Déjà, changer d’énergie, ce n’est peut-être pas la première chose à laquelle on pense si on parle transition écologique ; mais « on n’imagine surtout pas que c’est si facile », explique Elvire, membre de Green Wave. En septembre, Green Wave est contacté par Origo : pour la troisième année de suite, ils organisent le challenge #StudentsForGreenWatts qui permet de gagner un an d’énergie verte. Et s’ils participaient… ?

En novembre, Sorbonne Université concourt avec trois autres associations de trois autres universités parisiennes (Paris 1, Paris 2 et l’Institut Catholique). Le principe du challenge est simple : les assos « font la pub » de l’énergie verte, ils « expliquent aux étudiants ce que c’est l’énergie verte et pourquoi c’est cool ». Elvire regrette qu’on n’en parle pas beaucoup en général, même si c’est un sujet important. 

Il était une fois Origo…

Et c’est qui, Origo ? Créée en 2014, cette start-up vend des garanties d’origine, qui certifient au consommateur qu’il consomme de l’énergie dite « verte ».  C’est-à-dire de l’énergie renouvelable, neutre en CO2 et produite sans recours au nucléaire. Savoir d’où vient ce que l’on consomme, d’être au clair sur son empreinte écologique, c’est un sujet à la mode. La méthode Origo permet au consommateur de choisir son énergie : la région ou le pays d’origine, le type de centrale qui produit l’énergie (des centrales hydrauliques ou des éoliennes par exemple) ou le pourcentage d’énergie verte. S’ils relèvent le défi, les étudiants seront donc sûrs que leurs amphis sont chauffés avec de l’énergie verte.

Défi relevé ?

500 « J’aime » sur une photo, c’est tout ce qu’il faut? A la fin du challenge, il y a 562 étudiants de Sorbonne Université qui ont mis un pouce en haut. Clara, qui a travaillé sur ce projet avec Elvire, pense que le plus important, c’est que la vie étudiante participe à cette transition. C’est sûr que les étudiants ne sont pas prêts à payer cinq euros par mois en plus pour avoir de l’énergie verte chez eux, mais ça ne veut pas dire qu’ils ne veulent pas que l’université en ait. D’autant plus si Origo offre ce surplus à la fac. Surtout qu’installer l’énergie verte sur « un grand campus », ça fait plus de différence que dans un « petit appartement », précise Elvire. Le projet n’est pourtant pas encore assuré, bien que les premières démarches soient entamées. Quoi qu’il en soit, Clara affirme qu’on peut être « fier et heureux d’être dans une fac où l’on bouge » !

Hits: 37