Le Super Bowl vu par un non-initié

Le Super Bowl vu par un non-initié

Le 3 février dernier a eu lieu la 53e édition du Super Bowl à Atlanta. Il opposait les Rams de Los Angeles aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre. C’est la première fois que je regardais cet événement très médiatisé. Mais j’ai été surpris par l’ennui que ce match m’a procuré. Retour sur l’événement, entre deux bâillements.  

Le Super Bowl. L’événement si beau, si incroyable, si démesuré dont j’ai toujours entendu parler. On me l’avait vendu comme la rencontre sportive de l’année, à laquelle les Américains vouent un culte, et les chiffres me le prouvaient bien. un Américain sur trois regarde le Super Bowl chaque année en moyenne. C’est plus de 100 millions de personnes avec parfois des pics d’audience à 150 millions de téléspectateurs. La seule fois ou j’avais entendu parler du football américain et que cela m’avait intéressé, plus qu’usuellement, c’était lors de l’affaire Colin Kaepernick, où sport et politique s’étaient étroitement mêlés.

 En plus du côté sportif, il y a l’aspect spectaculaire du Super Bowl dont on m’avait beaucoup vanté les mérites, aussi bien avec le show de la mi-temps qu’avec la hype, comme disent les Américains, autour du match. Ainsi, pour la première fois en 18 ans d’existence, j’ai fait l’effort de regarder ce Super Bowl, 53e édition, afin de porter un regard sur ce phénomène dont on m’avait tant fait les louanges.

« L’entrée des gladiateurs »

La première chose que l’on découvre, c’est bien évidemment le Mercedez Benz Stadium, resplendissant et brillant de mille feux au sein de la ville d’Atlanta. Il possède un écran géant circulaire à son sommet comme je n’en avais jamais vu auparavant. Il diffuse des vidéos sur les Rams et les Patriots, qui vont se livrer à un duel au sommet (ou du moins, c’est ce que j’espérais à ce moment là). Après quelques minutes où la hype continuait de monter, arrive le moment tant attendu, l’entrée en fanfare des deux équipes.

« L’entrée des gladiateurs ». Comme le commentateur a si bien su la nommer, elle se fait d’abord par la rituelle haie d’honneur des pom pom girls (et pom pom boys, pour la première fois) au milieu d’effets pyrotechniques et autres effets tout aussi grandiloquents. Une fois les deux équipes en place, le match pouvait enfin commencer. Et l’ennui qui va avec.

Deux Pom Pom boys s’invitent au Super Bowl : Source : Sport24-LeFigaro

Un match pas si super que ça ?

Même s’il s’agissait là de ma première expérience avec le football américain, je m’attendais à vibrer un minimum. La discipline m’est étrangère, mais je suis de ceux qui passent un excellent dimanche après-midi lors d’une finale de Roland Garros. Ou de ceux qui se lèvent plus tôt le matin pour regarder les Jeux Olympiques, et cela quelque soit la familiarité que je peux avoir avec ces rendez-vous.

 Mais là, l’événement aux 110 millions de téléspectateurs n’a su créer chez moi autre chose que de l’ennui. Et les échos que j’ai entendu du match provenant d’individus bien plus spécialistes en la matière que moi, me confortent dans mon sentiment.

De mon œil novice toujours, les phases d’attaque/défense se succédaient et se ressemblaient, personne n’arrivait à faire la différence. Les Patriots, grands favoris, avaient la possession. Aucune des deux équipes n’a su faire la percée incroyable menant au touchdown qui fait lever tout le stade. Le show de la mi-temps assuré par Travis Scott, notammen,t arriva à point nommé pour me sauver de ma détresse. Puis s’ensuivirent les deux quarts-temps finaux durant lesquels les Patriots ont su marquer le seul touchdown de la rencontre, leur octroyant leur 6e victoire dans un Super Bowl. Mais après tout, le sport n’est pas fait que d’actions fulgurantes et de gestes tous plus surprenants les uns que les autres. Ce Super Bowl nous le montre bien, et il faut savoir s’en contenter.

Crédit photo : Rob Carr/ Getty Images

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