Le sport en technicolor

Le sport en technicolor

Doucement, l’hiver et les mercatos se terminent et les saisons de sport recommencent. L’arrivée prochaine du printemps donne déjà envie de s’intéresser aux couleurs et leur rapport au sport. Ambiance.

Alors si pour leur prochaine entrée les joueurs du Paris Saint-Germain portaient du jaune ? Ou si, au premier démarrage de son moteur, la nouvelle Ferrari de Formule 1 sortait verte du garage ? Et si votre club départemental de ping-pong décidait que les chasubles ne seraient désormais plus bleues mais grises ? Certaines couleurs dans le sport nous semblent si normales que les changer nous semblerait être un sacrilège.

Le cercle chromatique comme élément distinctif

La première raison pour laquelle différentes couleurs sont utilisées pour chacune des équipes est évidemment pratique : différencier les équipes. Ainsi, la raison pour laquelle dans les championnats de football, une équipe joue en clair et l’autre en foncé remonte aux téléviseurs en noirs et blancs. A l’époque cela facilitait la distinction pour que les téléspectateurs puissent suivre l’action. Le principe est exactement le même aujourd’hui. Pour les Jeux Olympiques, en escrime ou en karaté par exemple, chaque compétiteur s’équipe d’un tissu rouge ou bleu pour le distinguer.

Mais ces différences de couleurs sont certes utiles pour les téléspectateurs mais aussi pour ceux présents sur place. C’est particulièrement vrai en Formule 1, où les voitures d’une même équipe portent les mêmes parures. En effet le seul élément qui permet de distinguer les pilotes est leur casque. Ainsi, depuis 2015, la Fédération Internationale de l’Automobile a imposé aux coureurs de porter tout au long de la saison le même casque, pour une meilleure lisibilité du classement.

La couleur, du sépia à la 4K

Cependant, le rapport aux couleurs ne se limite pas à un aspect pratique évident. Des origines historiques alimentent ainsi l’importance d’une teinte donnée à un maillot. L’importance est d’ailleurs telle que depuis 1904, l’Equipe de France de football est surnommée « les Bleus ». Un surnom étendu à la plupart des équipes de sports collectifs nationaux à l’image du rugby ou du handball. A l’international, la France est donc bleue. L’Espagne, avec sa « Roja » est rouge. Quant à la la Croatie elle porte le surnom de « Kockasti », ce qui signifie « Les Damiers », de par son drapeau rouge et blanc. De la couleur surgit donc une véritable identité. Les formations ayant tendance à changer régulièrement de parure, à l’image de Sauber en Formule 1, peinent à attirer la sympathie malgré leur longue présence dans la discipline.

La couleur du vainqueur  

Les couleurs peuvent aussi avoir un rôle plus noble encore que celui de susciter l’adhésion et la ferveur d’un public : distinguer celui qui les porte. C’est notamment le cas en cyclisme, où le maillot jaune permet de mettre en valeur le meneur du Tour de France, mais aussi les bandes de couleur du Champion du Monde de cyclisme sur piste. Et en football, l’exemple est le même, avec le gardien de but. Ce dernier est toujours habillé dans une couleur différente de celle des joueurs de son équipe.

Pour distinguer, pour remarquer, pour embellir, la couleur est une constante dans le sport, et une composante essentielle de toutes les disciplines. Mais si elles ne sont pas apparues sans raison, ces dernières nous paraissent si logiquement ancrées dans nos esprits. C’est pourquoi le plus petit changement que l’on pourrait leur apporter semble impossible.

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