“Aux arbres citoyens!” : À la Sorbonne, l’éloquence passe au vert

“Aux arbres citoyens!” : À la Sorbonne, l’éloquence passe au vert

Le 23 février dernier, l’équipe rédaction de Sorb’on se rendait à la première édition d’un nouveau format de concours axé sur l’écologie et les questions environnementales d’aujourd’hui.

J’ai nommé, Mesdames, Messieurs, le tout premier concours d’Écolo-quence, organisé par l’association AJDD – Descartes Environnement. 

Un jury de qualité

Pour cette première édition, qui rassemble quatre grandes universités parisiennes, on se retrouve face à un jury éclectique. Le président du jury n’est autre que Xavier De Moulins, présentateur de “66 minutes”. À ses côtés se tiennent Marc-David Emont, champion de France FFDE 2018, les professeures Mme Maryse Deguergue et Pascale Martin-Bidou ainsi que l’avocate Maître Emmanuelle Moreau. Par binôme, les apprentis-juristes s’affrontent un à un sur une problématique donnée et ont dix minutes pour faire valoir leurs arguments. À la clé, le prix du jury et celui du public… Mais quelle plus belle récompense que de sensibiliser son auditoire sur des problématiques engagées ?

Un concours exigeant

Argumentation, qualité d’expression, confiance en soi… Les vertus des concours d’éloquence sont nombreuses. Que ce soit au centre Panthéon ou à la Sorbonne mère, on retrouve un large panel de batailles rhétoriques toutes plus sanglantes les unes que les autres où s’affrontent non seulement des étudiants mais aussi des écoles. Les apprentis juristes peuvent alors faire entendre leurs voix sur des sujets d’actualité.

Ici, point d’effusion de sang mais bien la voix de ces étudiants, bataillant pour convaincre leur auditoire. Devant nos yeux et ceux du jury, les démonstrations se sont succédées. Après avoir été assailli de barres chocolatées, enchanté par une plaidoirie rimée puis dérouté par l’incarnation de l’Etat français en personne, le public ne s’en remet pas. Et c’est finalement Anaïs qui nous conquis, dévoilant son gilet vert et poussant un cri venant du coeur : “AUX ARBRES CITOYENS!”. Après de longues délibérations le prix du jury est quant à lui décerné à Lara Fatimi.

“ Être écolo aujourd’hui c’est se lancer dans une écologie de soi, c’est s’engager dans ce que l’on fait.”

Xavier de Moulins, Président du concours et du jury. 

Une argumentation engagée

Les sujets, qualifiés de fantaisistes – et à juste titre – s’articulent autour de quatre questions : “Dumbo est-il sans défense ?”, “Lorsque notre maison brûle faut-il regarder ailleurs ?”, “L’essence, c’est la vie?” et enfin “Le rôle de l’Etat est il révolu en matière de lutte contre le réchauffement climatique? ”. Mais attention! Ces questions sont bel et bien un moyen de parler de sujets sérieux et actuels.

Pour reprendre les propos d’un des candidats, Nicolas Hulot disait qu’il faut vivre dans le déni pour pouvoir vivre au quotidien, mais aujourd’hui le déni n’est plus envisageable, il est temps de prendre conscience de la gravité de la situation et d’agir en conséquence. Aller voir des étudiants parler d’écologie et des enjeux environnementaux, c’est aussi s’informer et ne pas rester aveugle face à une page de l’histoire qui se veut déterminante pour notre futur à tous.

Alors, à vos arguments, prêt, débattez ! 

Mais d’abord, foncez aimer la page des organisateurs du concours pour vous tenir au courant des actus concernant le volet #2 ! 

Article rédigé par Clemence Saunier et Diane Brugière

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